Pas-de-Calais: le chien dangereux rejoint les rangs de la police

Image d'illustration: un chien malinois recruté par un groupement d'investigations cynophiles (gendarmerie), se prête à un exercice d'entraînement, le 15 juin 2009. - Jean-Philippe Ksiazek - AFP
Harry est un chien dangereux. Il y a trois semaines, ce malinois qui résidait au Touquet, dans le Pas-de-Calais, a attaqué, avec l'un de ses congénères, une octogénaire, la mère de leur propriétaire. La victime est morte il y a quelques jours au CHRU de Lille.
Mais l'autre malinois ayant été abattu après avoir reçu une balle perdue, le propriétaire refusait qu'Harry meure à son tour, euthanasié. Une alternative a donc été trouvée: l'animal a été recruté par la police parisienne, venue le chercher mercredi pour le former à son nouveau métier, rapporte La Voix du Nord jeudi.
Gendarmerie, armée et police soumettent régulièrement à des tests les chiens des SPA en vue de les recruter, selon leurs besoins du moment, rappelle le quotidien régional.
"Plus en contact avec le public"
Après l'attaque, Harry avait été recueilli par la fourrière puis placé à la SPA. Un vétérinaire comportementaliste l'a classé comme étant dangereux: catégorie 3 sur 4. Toutefois, l'étude comportementale dont il a fait l'objet pendant une quinzaine de jours, comme le veut la loi, n'a pointé aucun comportement agressif, ni nouvel écart de conduite. L'animal n'était pas non plus atteint de la rage, ont révélé des analyses. Il a donc passé sans encombres tous les tests des forces de l'ordre.
"Son propriétaire nous a expliqué qu’il vivrait un nouveau deuil si ce chien était tué", raconte Mary Bonvoisin, deuxième adjointe à la mairie de Merlimont, citée par le journal. "Nous avons donc cherché une solution. L’essentiel est qu’il ne soit plus en contact avec le public."
De son côté, l'ancien propriétaire peut-il être inquiété? Pour le parquet, la requalification en homicide involontaire - ce que prévoit la loi de 2008 renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux -semblait très incertaine au vu des premiers éléments. "J’attends que l’ensemble des pièces du dossier me soit communiqué", indiquait mercredi le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi.












