Ouverture du procès en appel de la filière jihadiste de Champigny

- - L'hélicoptère militaire ayant servi aux huit militaires, posé à l'aéroport d'Alexandroupolis - Sakis Mitrolidis - AFP
Le procès en appel de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), où douze prévenus ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu'à dix ans de prison, s'est ouvert lundi à Paris.
Peines inférieures aux réquisitions
Le parquet a fait appel car les peines prononcées à l'encontre de certains des prévenus étaient inférieures aux réquisitions du parquet ou n'étaient pas assorties de la période de sûreté des deux tiers demandée par l'accusation.
Par deux vagues successives, les 10 et 12 août 2013, les membres de ce groupe s'étaient rendus en Syrie. Plusieurs d'entre eux s'y trouveraient encore et ont été condamnés par défaut, en leur absence, le 12 avril dernier par le tribunal correctionnel de Paris.
Les deux prévenus qui comparaissaient détenus devant la cour d'appel de Paris avaient quant à eux été condamnés à sept et huit ans de prison. Le parquet avait requis contre eux neuf ans de prison.
Lunettes de visée dans la valise
Aucun des trois prévenus qui étaient libres n'avait été incarcéré à l'issue du premier procès, la partie ferme de leur peine étant aménageable. Parmi eux, une jeune mère de famille, qui s'était rendue avec ses trois enfants en Syrie pour y rejoindre son mari, dont elle est aujourd'hui en instance de divorce. Elle avait transporté dans sa valise, en soute, deux lunettes de visée. Notant son "évolution positive", le tribunal l'a condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis mise à l'épreuve.
Dans cette affaire apparaît également Mickaël Dos Santos, décrit par le parquet comme "le fanatique du groupe", qui a rejoint les rangs de Daesh, mais fait l'objet d'une autre procédure, criminelle. Cet homme a posté sur Facebook des photos de têtes coupées et se vante de multiples exactions, avec des messages tels: "La dernière fois que j'ai tué, c'était hier."












