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Mort de Victorine: le chemin emprunté par la victime décrit comme un "coupe-gorge"

BFM Ambre Lepoivre , Journaliste BFMTV
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Après avoir raté son bus, Victorine Dartois a emprunté un raccourci "en plein milieu de la forêt", sans habitations autour. Un chemin peu rassurant, selon une habitante de Villefontaine.

"On l'appelle le coupe-gorge." Les habitants de Villefontaine dressent un tableau bien sombre du chemin emprunté par Victorine Dartois pour rentrer chez elle samedi soir. Après avoir passé son samedi au centre commercial de La Prairie avec des amis, la jeune fille, retrouvée morte lundi, rate le bus qui devait la ramener au domicile familial. Elle entreprend donc de parcourir à pied les deux kilomètres qui la séparent de la maison et prend un raccourci.

"C'est un chemin un peu en hauteur de Villefontaine. Il est rapide mais il est en plein milieu d'une forêt, sans éclairage. Il n'est pas entouré d'habitations, on ne se sent pas en sécurité... Il n'y a rien autour", dépeint ce mardi matin sur BFMTV Ilana, la soeur d'une amie proche de Victorine.

Ilana avait l'habitude d'emprunter cette route quand elle était plus jeune, mais elle n'était jamais tranquille: "On croise rarement du monde, à part des gens qui rentrent à pied par ce raccourci." Un sentiment partagé par Hafida, une habitante du quartier des Fougères depuis 2008, qui connaît bien ce chemin qu'elle surnomme le "coupe-gorge".

"On ne se sent pas en sécurité"

"Si vous loupez votre bus, il faut rentrer dans le noir. Ma fille avait elle-même très peur de remonter à pied depuis le stade de La Prairie. Elle m'appelait pour que je reste en ligne avec elle car il fait tout noir, on ne se sent pas en sécurité. N'importe qui pourrait sortir de n'importe où, on ne le verrait pas arriver. Tous les habitants savent qu'entre le stade de La Prairie, les étangs et le quartier des Fougères on manque de visibilité", détaille-t-elle.

C'est bien sur ce chemin que la trace de Victorine Dartois a été perdue. Vers 19h00, elle a croisé un groupe d'amis, leur indiquant qu'elle rentrait chez elle. Puis, plus rien. Jusqu'à la découverte de son cadavre, immergé dans un ruisseau. L'enquête, d'abord ouverte pour "disparition inquiétante", a évolué vers les chefs "d'enlèvement, séquestration et homicide volontaire". Jeudi, une autopsie doit être pratiquée sur le corps de Victorine Dartois afin de déterminer la cause de sa mort.