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Levothyrox: rassemblement à Paris pour demander le retour de l'ancienne formule

BFM S.Z avec AFP
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Image d'illustration - Fred Tanneau/AFP

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Des dizaines de personnes ont manifesté à Paris pour le retour de la formule initiale du Levothyrox, médicament pour la thyroïde. Plus de 3 millions de Français sont concernés par la prise de ce médicaments.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées ce vendredi, devant l'Assemblée nationale, pour demander l'abandon de la nouvelle formule du Levothyrox. Ce médicament pour la thyroïde est accusé par les manifestants de provoquer d'importants effets secondaires.

"On va demander de débloquer en urgence les stocks (de l'ancienne formule, NDLR) qui existent en Allemagne et en Belgique", a déclaré Chantal L'Hoir, fondatrice de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), qui sera reçue en fin d'après-midi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

L'association, soutenue par l'avocate et ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy et par la députée européenne écologiste Michèle Rivasi, rejette les explications données par le laboratoire Merck Serono et par les autorités sanitaires.

Pour les autorités, ces effets indésirables sont "transitoires"

Toujours selon les autorités sanitaires, les effets indésirables ressentis par certains patients sont transitoires car dus aux questions de dosage, et vont s'estomper quand le bon équilibre sera atteint pour chaque patient.

"Je leur réponds à ça ce que répond Anny Duperey: "On leur fera avaler la boîte et le carton avec!", a rétorqué Chantal L'Hoir, la responsable associative, reprenant une formule utilisée par l'actrice.

Chantal L'Hoir s'est vue prescrire le médicament : "Cette nouvelle formule, celui qui veut la prendre et s'empoisonner, c'est son problème", a-t-elle rétorqué.

"Ces médicaments sont très sensibles et on ne peut pas, sans information ni procédure longue et scientifique, en changer la formulation. (...) On est des cobayes", a déploré l'avocate de l'association, elle-même traitée avec ce médicament, prescrit à quelque 3 millions de Français.