Les causes de la mort d'un otage au Niger pas claires
PARIS (Reuters) - Antoine de Léocour, l'un des deux otages français enlevés au Niger et tués samedi, a été victime d'un tir "à bout touchant" de ses ravisseurs mais les causes de la mort de son ami Vincent Delory sont moins claires, a déclaré jeudi le procureur de Paris, Jean-Claude Marin.
Ce dernier a indiqué que les autopsies avaient démontré que le corps de Vincent Delory portait des impacts de balles d'armes utilisées par les preneurs d'otages, qui sont sans doute selon lui des Touaregs appartenant à l'organisation Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué l'enlèvement.
Mais son corps est à moitié carbonisé, obligeant les autorités à procéder à d'autres analyses.
"Ces conclusions seront affinées puisque nous avons ordonné un certain nombre d'analyses toxicologiques, balistiques et anatomo-pathologiques afin de préciser les choses", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Jean-Claude Marin a ajouté que, contrairement à ce qui avait été indiqué par le Premier ministre, François Fillon, les autorités nigériennes ne détiennent pas deux preneurs d'otages blessés.
Les deux otages, a-t-il ajouté, ont été capturés par hasard, leur table étant la plus proche de l'entrée du restaurant de Niamey où ils avaient pris place vendredi soir.
Yves Clarisse, édité par Gilles Trequesser












