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Le sentiment d'insécurité des Français est resté stable entre 2010 à 2019, selon l'Insee

BFM Jeanne Bulant avec AFP , Journaliste BFMTV
Un policier en position devant le commissariat de Cannes où un policier a été attaqué au couteau, le 8 novembre 2021 (Photo d'illustration)

Un policier en position devant le commissariat de Cannes où un policier a été attaqué au couteau, le 8 novembre 2021 (Photo d'illustration) - NICOLAS TUCAT © 2019 AFP

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Une étude de l'Insee révèle que le sentiment d'insécurité des Français est resté stable sur la période 2010-2019. En France, environ 20% des personnes disent être confrontés à un sentiment d'insécurité.

Le sentiment d'insécurité est resté stable en France entre 2010 à 2019, concernant plus ou moins 20% des personnes sondées, mais il a varié en fonction des profils, selon une étude de l'Insee "Sécurité et société" publiée ce jeudi.

Ce chiffre est "globalement stable" sur cette période, avec une "fluctuation autour de 20%", il était "inférieur à 20% en 2016-2017" avec une "remontée sur la période récente", a déclaré Christine Gonzalez-Demichel, cheffe du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), lors d'une conférence de presse.

"Le terrorisme devenu une préoccupation majeure"

La période d'attentats de 2015 et 2016 "n'a pas affecté ce sentiment, alors même que le terrorisme est devenu une des préoccupations majeures des Français", explique l'étude menée conjointement avec l'Insee et le SSMSI.

Selon l'Insee, ce sentiment est "beaucoup plus fort" chez les femmes, les plus jeunes et les étrangers, et parmi les personnes ayant un niveau de vie modeste, les chômeurs et les étudiants et autres inactifs. Il est davantage ressenti dans les unités urbaines de plus de 100.000 habitants et dans l'agglomération parisienne.

Trafics de stupéfiants, alcool et prostitution

En 2019, 32% des "enquêtés" déclaraient avoir observé un phénomène de délinquance dans leur quartier, comme le trafic et consommation de drogue, la consommation exagérée d'alcool ou la prostitution. Chez les personnes ayant observé des "phénomènes délinquants" dans leur quartier, le sentiment d'insécurité s'établissait à 31 %, contre 15% parmi celles qui n'en ont observé aucun, précise l'étude.

En 2019, 21% des personnes déclaraient se sentir en insécurité dans leur quartier ou village, ce qui correspondait à 11,1 millions de personnes. C'était dans l'agglomération parisienne que ce sentiment était le plus prégnant (29%).