Le parquet d'Evry demande le dépaysement du procès de Georges Tron pour viols

Le maire de Dravil, Georges Tron, le 2 avril. - Lionlel Bonaventure - AFP
Le parquet d'Evry a demandé fin mai le dépaysement du procès de Georges Tron, renvoyé aux assises pour viols et agressions sexuelles sur deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne), a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.
Le parquet justifie sa demande par le fait que M. Tron est une "personnalité locale". Actuellement maire de Draveil et conseiller départemental, il a également été député de l'Essonne par le passé. "Cette demande paraît assez évidente. Les jurés auraient été des habitants de l'Essonne, ça aurait pu être des personnes qu'il connaît", a estimé cette même source.
A la suite d'un long chemin judiciaire, Georges Tron devra répondre de ces accusations de viols et d'agressions sexuelles devant une cour d'assises. Le maire de Draveil, qui clame son innocence, avait bénéficié en 2013 d'un non-lieu. Mais les plaignantes, Éva Loubrieu et Virginie Faux, deux ex-employés de la mairie, qui dénoncent des agressions sous couvert de réflexologie, l'art du massage thérapeutique des pieds, avaient fait appel.
L'ancien secrétaire d'État à la Fonction publique avait démissionné du gouvernement en 2011 à cause de cette affaire.












