Le parquet conteste la remise en liberté de six tagueurs
Le parquet de Paris a fait appel du placement sous contrôle judiciaire de six tagueurs mis en examen pour des dégradations présumées, notamment dans le métro parisien, estimant qu'ils devaient être écroués, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Il reviendra à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de confirmer ou non ces contrôles judiciaires.
Les six tagueurs ont été arrêtés mardi et mis en examen jeudi. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe "très organisé" se réclamant de la mouvance anarchiste qui aurait causé sur plusieurs mois un préjudice matériel estimé provisoirement à plus de 700.000 euros, a indiqué la source judiciaire.
"Natural born killers"
Le groupe est connu sous le nom de NBK, en référence au film d'Oliver Stone "Natural born killers" ("Tueurs nés"). Les six tagueurs, parmi lesquels figure un Espagnol, sont soupçonnés d'avoir commis des dégradations dans toute l'Europe depuis trois ans.
Le parquet de Paris avait requis un mandat de dépôt en mettant notamment en avant le risque de fuite concernant le ressortissant espagnol, le risque de récidive, le montant du préjudice ou encore l'importance des peines encourues.
"Association de malfaiteurs"
Les six ont en effet été mis en examen jeudi pour "dégradations" avec la double circonstance aggravante que cette infraction aurait été commise en réunion (à plusieurs) et sur des biens destinés à l'utilité publique et appartenant à une entité chargée d'une mission de service public. Ils sont à ce titre passibles de sept ans d'emprisonnement et de 100.000 euros d'amende.
Ils sont aussi poursuivis pour "association de malfaiteurs", qualification rarement retenue pour de tels faits, pour outrages à personne dépositaire de l'autorité publique et détention de stupéfiants.












