Le Mediator n'a fait que 3 morts selon Jacques Servier

Le Mediator, un antidiabétique vendu comme coupe-faim, n'aurait causé "que trois morts" selon le président du laboratoire qui le produit, Jacques Servier, et non entre 500 et 2.000, comme l'estime les autorités sanitaires. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal - -
PARIS (Reuters) - Le Mediator n'a fait que trois morts et le chiffre de minimum 500 décès attribués au médicament relève du "marketing", a déclaré Jacques Servier, le président du laboratoire qui fabrique l'antidiabétique retiré du marché en 2009, rapporte jeudi le quotidien Libération.
Le Mediator, un antidiabétique souvent prescrit comme coupe-faim, est soupçonné d'être à l'origine de 500 à 2.000 décès causés par des valvulopathies, une maladie grave des valves cardiaques, selon plusieurs études.
"500 est un très beau chiffre marketing, mais il ne s'agit que de trois morts. Les autres avaient déjà des valvulopathies", a déclaré Jacques Servier lors de ses voeux au personnel mardi, écrit Libération.
Le journal ajoute que le fondateur du laboratoire Servier a qualifié le Mediator de "médicament mineur mais qui rendait de grands services aux patients".
Le Figaro rapporte de son côté qu'un rapport commandé par le laboratoire Servier a établi en octobre 2009 un lien entre le médicament et l'apparition de valvulopathies.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a parlé en décembre de "graves défaillances" dans le système sanitaire, l'Agence du médicament, devenue Afssaps, ayant alerté sur les dangers de ce médicament.
Un rapport demandé à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) doit être rendu le 15 janvier.
Marc Angrand, édité par Yves Clarisse












