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La localité de Souillac sous haute surveillance pour la venue de Macron

BFM Manon Fossat avec AFP
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Vendredi le chef de l'Etat sera à Souillac, dans le Lot, pour rencontrer quelques 700 maires dans le cadre du grand débat national.

Manifestations interdites, centre bouclé, marché annulé: la localité de Souillac (Lot) sera sous haute surveillance vendredi pour accueillir Emmanuel Macron venu rencontrer des élus ruraux dans le cadre du débat national lancé par l'exécutif.

Les manifestations interdites

Ce bourg de 3.750 habitants en plein coeur du Quercy doit se réveiller sous un dispositif important de sécurité, "à l'échelle d'un déplacement présidentiel" a indiqué la préfecture du Lot. Un arrêté préfectoral interdira "toute manifestation, notamment dans le cadre du mouvement dit des gilets jaunes", de 8 heures à 23 heures. En l'absence dans l'immédiat d'appels à la mobilisation de ce mouvement, la CGT avec des associations, dont ATTAC, ou des partis politiques - France Insoumise, Parti de Gauche, PC -a fixé un rendez-vous en fin de matinée au lieu-dit "Les cuisines", proche de Souillac.

"Notre objectif: pouvoir manifester et faire part de nos revendications", portant sur "un revenu minimum décent, le développement des services publics en milieu rural, une fiscalité plus juste", a indiqué Jérôme Delmas, secrétaire départemental de la CGT du Lot

Le secteur du palais des Congrès, où le président de la République doit rencontrer quelques 700 maires, qui devront être dûment munis de leur invitation, sera aussi entièrement bouclé, a indiqué le maire, Jean-Michel Sanfourche. Même les Souillagais ne pourront entrer dans le village qu'à condition d'être porteur d'un laisser-passer spécial, d'une attestation de domicile et d'une carte d'identité.

Des effectifs policiers déjà sur place

Ce jeudi en début d'après-midi, des policiers avaient déjà pris position dans la commune, où des employés municipaux s'étaient plus tôt employés à effacer des tags représentant des gilets jaunes apparus sur la façade de la mairie et des murs. La localité a également annulé son marché hebdomadaire et a pris des arrêtés limitant stationnement et circulation afin de sécuriser le site.

La veille, 150 gilets jaunes et syndicalistes selon la police - 350 selon la CGT - s'étaient rassemblés dans la périphérie de Toulouse pour protester contre la venue d'Emmanuel Macron sur la base militaire de Francazal pour y présenter ses voeux aux armées. Ils avaient été tenus à distance, dans le calme, sur un parking de grande surface par un important déploiement policier.