BFM

Isère: une directrice de maison de retraite mise en examen pour violences et harcèlement moral

BFM M. J.
La directrice de la maison de retraite a interdiction de s'approcher de l'établissement. (photo d'illustration)

La directrice de la maison de retraite a interdiction de s'approcher de l'établissement. (photo d'illustration) - Nicolas Tucat - AFP

Téléchargez la nouvelle application BFM
La responsable de l'établissement, réputée tyrannique, est notamment soupçonnée d'avoir ignoré les prescriptions médicales de certains pensionnaires et distribué des sucreries à des diabétiques.

La directrice d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) a été mise en examen ce samedi pour harcèlement morales et violences habituelles sur personnes vulnérables. En poste depuis 20 ans au sein d'une maison de retraite médicalisée de Vif (Isère), elle vient d'être remplacée en urgence par un nouveau directeur en intérim, rapporte Le Dauphiné.

La responsable de l'établissement, réputée pour son caractère "tyrannique", aurait outrepassé ses fonctions en n'administrant pas aux résidents leurs médicaments ou en violant leurs interdits alimentaires. Elle aurait notamment distribué des sucreries à des pensionnaires atteints de diabète ou remplacé la soupe par de morceaux de pain sur les plateaux-repas de personnes aux dents en fin de vie.

Négligences ou réelle intention de nuire?

Outre ces faits graves et récurrents de maltraitances, cette dernière fait également l'objet d'accusations de harcèlement moral et professionnel de la part des membres du personnel. Ceux-ci lui reprochent son comportement agressif et autoritaire, qui se traduirait régulièrement par des insultes et des violences psychologiques.

Le parquet de Grenoble a indiqué avoir ouvert une information judiciaire pour faire la lumière sur les fondements de ces accusations. Il s'agira notamment de cerner la personnalité "très complexe" de la directrice afin de déterminer si celle-ci a agi par simple négligence ou réelle intention de nuire. En attendant les conclusion de l'enquête, la principale intéressée a interdiction de s'approcher de la maison de retraite.