Invitée par les députés, la plateforme Shein refuse de se rendre à son audition à l'Assemblée nationale
Les bannières de Shein sur la façade du BHV à Paris, le 3 novembre 2025. - Julie SEBADELHA © 2019 AFP
L'entreprise Shein a annoncé qu'elle ne se rendra pas à une mission d'information organisée ce mardi à l'Assemblée nationale sur les contrôles des produits importés en France, a appris BFMTV ce lundi 17 novembre.
"Shein accorde une grande importance à un dialogue ouvert et constructif avec les autorités et les régulateurs. Toutefois, l’entreprise étant actuellement impliquée dans plusieurs procédures en cours, notamment judiciaires, il ne serait pas approprié de participer aux auditions de la mission parlementaire pour le moment", a déclaré l'entreprise dans un communiqué.
Elle se dit toutefois "pleinement disposée à reprendre les échanges dès que ces éléments auront été suffisamment clarifiés".
La plateforme asiatique Shein est cependant convoquée le 26 novembre devant la commission du Développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale, a confirmé une source parlementaire à l'AFP. En cas de refus, le groupe s'expose à une amende de 7.500 euros.
Vers une possible suspension de Shein
Shein, fondé en Chine mais basé à Singapour, est sous le coup de plusieurs procédures en justice en France après la découverte sur son site de poupées sexuelles d'apparence enfantine et d'armes de catégorie A. La plateforme a ouvert le 5 novembre son premier magasin au monde à Paris.
Matignon, qui avait donné le 5 novembre 48 heures à Shein pour se mettre en conformité avec la loi française dans le cadre d'une procédure de la DGCCRF (Répression des fraudes), avait constaté le 7 novembre le retrait des produits illicites.
Mais Shein n'en a pas fini avec la justice: lors d'une audience au civil le 26 novembre, le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris sera amené à statuer sur la suspension de la plateforme le temps que celle-ci démontre que l'ensemble des produits disponibles à la vente en France sont en conformité avec les lois et règlements français.
Une enquête, confiée à l'Office des mineurs, a également été ouverte le 3 novembre par le parquet de Paris, conjointement à d'autres enquêtes visant d'autres plateformes.












