Interpellations et prison ferme avant même le coup d'envoi du G7

Alors que le sommet du G7, qui se tient à Biarritz partir de ce samedi jusqu'au lundi 26 août, n'avait pas encore débuté, des premiers incidents ont eu lieu vendredi. À Urrugne, petite commune qui accueille le campement du contre-sommet à une vingtaine de kilomètres de Biarritz, des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et une centaine de black blocks.
Ces derniers ont lancé des projectiles aux policiers mobilisés, qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. 17 personnes ont alors été interpellées pour dissimulation du visage et attroupement après sommation, puis placées en garde à vue. La préfecture a par ailleurs annoncé que quatre policier avaient été légèrement blessés.
Quelques jours plus tôt, lundi, cinq personnes ayant appelé sur les réseaux sociaux à attaquer un lieu d'hébergement des gendarmes lors du sommet du G7 avaient également été interpellées.
Prison ferme pour trois Allemands
Trois jeunes Allemands soupçonnés d'appartenir à la mouvance d'"ultra-gauche" ont été interpellés mercredi et condamnés vendredi à deux et trois mois de prison ferme. Ils étaient jugés par le tribunal correctionnel de Bayonne pour détention d'armes et participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires ou de dégradations.
Ils ont été arrêtés en voiture et la fouille du véhicule a permis aux enquêteurs de trouver des cagoules, une bombe lacrymogène, un marteau brise-glace, des clés à molette, ainsi que des documents "relatifs à l'extrême gauche", a détaillé le substitut du procureur de la République, Sébastien Baraldi.
Relaxés du chef de détention d'armes, les Allemands ont été reconnus coupables de participation à un groupement en vue de violences, et condamnés à trois mois ferme pour les deux de 22 ans, deux mois pour celui de 18 ans, et cinq ans d'interdiction du territoire français pour les trois.
Un dispositif de sécurité monstre
Alors que les chefs d'État des pays participant au G7 arriveront ce samedi, Biarritz a depuis plusieurs jours été transformée en ville-bunker dans le but d'anticiper les incidents qui pourraient éclater en marge du sommet. Christophe Castaner a annoncé que 13.200 gendarmes et policiers seraient mobilisés pour assurer la sécurité, dont 45 compagnies de CRS et une cinquantaine d'escadrons de gendarmerie mobile.
Plus de 400 sapeurs pompiers et 13 équipes du Smur ont été réquisitionnés, de même que 200 démineurs et trente équipes cynotechniques, chargés de sécuriser les véhicules et de repérer de potentielles charges explosives.
À noter qu'un dispositif judiciaire exceptionnel a également été déployé, avec 70 avocats et 17 procureurs sont mobilisés durant ce G7. Trois cent places de cellules sont par ailleurs disponibles pour d'éventuelles gardes à vue lors de ce sommet.












