"Il n’y a pas de méthode Dupond-Moretti" assure son associé

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Alors que BFMTV diffuse lundi soir le documentaire Défense interdite, recueillant les confidences d'Eric Dupond-Moretti, l'avocat d'Abdelkader Merah, Antoine Vey son associé est revenu sur ce procès hors-norme, ainsi que sur le rôle d'Eric Dupond-Moretti.
Pour lui, "la justice est passée", rendue par les juges dans une cour spécialement composée", alors qu'Abdelkdader Merah a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle coupable d'association de malfaiteur terroriste, mais acquitté des faits de complicité de crime et d'assassinat: "Ce qui était interdit c'était peut-être la justice dans l'opinion publique", évoquant un procès qui a déchaîné les passions.
"Ce n'est pas un numéro de prestidigitateur"
"En réalité, on a vu que même dans l’opinion publique quand les gens se penchent sur un dossier qu’on leur donne le temps de comprendre, on peut aller un peu plus loin que le climat un peu sauvage et barbare imposé par des gens qui parlent beaucoup mais qui ne connaissent pas bien les pièces et le sujet dont ils parlent", a-t-il assuré.
Réfutant l'idée d'avoir voulu faire monter la pression lors du procès, il a assuré qu'Eric Dupond-Moretti et lui-même, avaient souhaité être suivi pour montrer comment se passe la défense: "On a accepté d'être suivi parce qu’on pensait qu’il était important que les gens apprennent comment cela se passe, que ce n’est pas un numéro de prestidigitateur qu’il y a du travail, un dossier, des pièces", a-t-il expliqué.
"Le commentaire de l'audience est toujours un peu déformé"
Assurant avoir beaucoup appris, il a dénoncé un "commentaire de l'audience toujours un peu déformé", expliquant que des personnes utilisaient à mauvais escient les "live-tweet", ces récits d'audience en direct, consultables sur Twitter:
"Le commentaire de l’audience est toujours un peu déformé. Nous avons eu un gros débat sur les 'live-tweet' qui sont le récit continu d’un procès par des journalistes. Mais il y a des gens qui ne sont même pas journalistes qui sous couvert d’anonymat des choses qui sont ridicules".
Il a également réfuté l'envie d'Eric Dupond-Moretti, de rendre tout procès théâtral, expliquant que l'avocat est "quelqu'un d'authentique qui ne joue pas. Quand il fait quelque chose, il le fait à 200%, on ne peut pas lui faire ce reproche (...) Il n’y a pas de méthode Dupond-Moretti. Il y a des situations où on est acculé et on doit réagir".












