Harcèlement moral : les procédures engagées sont suspendues
L’avocat Me Stéphane Giuranna devait défendre un chef d’entreprise accusé de harcèlement moral. Mais jeudi, le tribunal d’Epinal a estimé que la question d’inconstitutionnalité dénoncé par l’avocat était "sérieux et a transmis la requête à la Cour de cassation". Comme pour le harcèlement sexuel, la loi de 2002 est floue, "pas bien définie" selon l’avocat.
La Cour de cassation a trois mois pour se prononcer. Mais en attendant, toutes les procédures sont suspendues. Les associations de défense des victimes font part de leur colère sur ce temps perdu.
Désormais, la Cour de cassation peut décider de transmettre la question au Conseil constitutionnel. Dans ce cas, le risque est le même que pour le harcèlement sexuel, à savoir une abrogation de la loi. Et, ainsi les procédures en cours peuvent être annulées purement et simplement.












