Fusillade à Vitrolles : un policier grièvement blessé par balles

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Course poursuite sanglante cette nuit à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône. Un policier de la Brigade anti-criminalité (BAC), âgé de 37 ans, était jugé lundi matin dans un état désespéré, après avoir reçu une balle dans la tête et deux autres dans l'abdomen. A la mi-journée, on annonçait qu'il était sorti du bloc opératoire et se trouvait en réanimation.
Vers 2h30 du matin, les forces de l'ordre tentaient d'intercepter un véhicule. Les occupants, quatre malfaiteurs, tirent alors à la kalachnikov. L'un d'eux meurt. Il aurait été tué dans l'accident du véhicule et non lors de la fusillade. Ses trois complices présumés, qui ont pris la fuite, sont activement recherchés par la Brigade criminelle de la police judiciaire, chargée de l'enquête.
« La volonté délibérée de tuer du policier »
David-Olivier Reverdy est policier, du syndicat Alliance en PACA. Que s'est-il passé exactement ? « Cette nuit vers 2h30 du matin, la BAC de Vitrolles est appelée dans la zone industrielle des Estroublans, suite à une série de casses qui vient de se commettre. Et arrivés sur place, ils tombent nez à nez avec le véhicule des malfrats. De là s’en suit un échange de tirs, a priori de flash-balls du côté police et de kalachnikovs du côté des criminels. Kalachnikov qui fait mouche et touche un de nos collègues, qui est entre la vie et la mort à l’hôpital nord à Marseille. C’est encore une fois un acte odieux, qui manifeste la volonté délibérée de tuer du policier. Une nouvelle fois on paye un très lourd tribut ; en espérant que notre collègue ne soit que blessé et qu’il pourra rester avec nous ».
Pourquoi « la police n’a pas utilisé d’armes »
Jean-Louis Martini est policier, du syndicat Synergie officier en PACA. Selon lui, le braqueur n'a pas été tué par des balles de policier : « La police n’a pas utilisé d’armes. Les malfrats ont tout de suite utilisé des armes lourdes, en tirant de telle façon qu’ils se sont tirés sur eux-mêmes. Et ils n’ont pas hésité à tirer à hauteur de tête, puisque le collègue, malgré son gilet par balle, a pris une cartouche en pleine tête. Le budget fait qu’il n’y a plus de cartouches, donc on ne s’entraîne plus, il n’y a plus d’armes lourdes. Ajoutez à cela, le fait que les policiers hésitent avant de sortir l’arme, parce que maintenant leur carrière en dépend, il arrive donc des drames comme ça. Et j’ai peur qu’il en arrive fréquemment ».
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a annoncé qu'il se rendrait dans l'après-midi au chevet du policier blessé.












