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Explosion d'un colis piégé à Montluçon: une enquête ouverte pour "tentative d'assassinat"

BFM Paul Conge, avec Juliette Moreau Alvarez
Un badge de Police Judiciaire à Rouen, dans le nord-ouest de la France, le 13 juin 2024.

Un badge de Police Judiciaire à Rouen, dans le nord-ouest de la France, le 13 juin 2024. - LOU BENOIST

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Une enquête a été ouverte après l'explosion d'un colis piégé à Montluçon ce lundi, des chefs de "tentative d’assassinat", "dégradation au moyen d’un engin explosif" et "association de malfaiteurs".

Une enquête a été ouverte pour "tentative d’assassinat", "dégradation au moyen d’un engin explosif" et "association de malfaiteurs" après l'explosion d'un colis piégé dans une agence d'assurance à Montluçon (Allier), a indiqué la procureur de Cusset à BFMTV ce mardi 11 novembre.

La qualification de "tentative d’assassinat" a été retenue "dans la mesure où un engin explosif a été dissimulé dans une boîte aux lettres qui aurait pu êtree ouverte par quelqu’un qui aurait pu être tué", précise une source judiciaire à BFMTV.

Le parquet national anti-terroriste (Pnat) reste "en observation", selon les informations de BFMTV, mais ne s'est pas saisi du dossier. L'enquête est menée par la police judiciaire de Clermont-Ferrand.

Les restes de l’engin explosif sont en cours d’analyse ce mardi. Un rapport des démineurs est également attendu.

Une personne blessée

Ce lundi, une explosion est survenue peu après 14 heures dans le centre de cette ville de 32.000 habitants, alors qu'il n'y avait pas de public dans l'établissement. "Selon les premiers éléments de l'enquête, l'explosion a eu lieu au moment de la relève du courrier, lors de la manipulation par un collaborateur de l'agence d'un colis déposé dans la boîte aux lettres", a indiqué la préfecture.

La victime, blessée par "un engin explosif", est le fils du directeur de l'agence, âgé de 34 ans, a précisé à l'AFP le procureur de Montluçon Christian Magret. Il est depuis sorti de l'hôpital.

À ce stade, ni les auteurs ni les motivations de cet acte ne sont connus, mais les premières investigations n'indiquent, à ce stade, aucun lien avec des dégradations survenues sur une agence Allianz à Toulouse dans la nuit du 5 au 6 novembre. Ce jour-là, des vitres du bâtiment ont été brisées, un acte revendiqué sur plusieurs sites de la mouvance d'extrême gauche.