"Disparues de Saône-et-Loire": procès d'un des meurtres 20 ans après

Photo non datée diffusée le 30 décembre 1996 de Christelle Bletry, retrouvée morte assassinée le 28 décembre 1996 à Blanzy - -, AFP/Archives
Le procès de Pascal Jardin, 57 ans, accusé d'avoir tué Christelle Blétry en 1996 de 123 coups de couteau, a débuté lundi devant les assises de Chalon-sur-Saône, ouvrant un nouveau chapitre de l'affaire des "disparues de Saône-et-Loire".
"J'attends ce jour depuis 20 ans, je suis prête", a déclaré Marie-Rose Blétry, la mère de la victime, assise en face du box des accusés avec son fils, sa fille et son frère, tous parties civiles. "Je sais très bien que c'est lui, il sera jugé et condamné", a-t-elle affirmé.
Le corps de la lycéenne de 20 ans avait été retrouvé le 28 décembre 1996 au bord d'une route de campagne à Blanzy (Saône-et-Loire).
Confondu par son ADN 18 ans après les faits
Après 18 ans d'une enquête qui piétinait, M. Jardin avait été confondu en 2014 par de nouvelles expertises ADN sur les vêtements de la victime et la découverte, notamment, de traces de sperme. Cet ouvrier agricole père de deux enfants, qui avait refait sa vie dans les Landes, avait d'abord reconnu les faits avant de "retirer" ses aveux un mois plus tard.
La mobilisation autour de cette affaire avait conduit à la création de l'association Christelle, qui regroupe aujourd'hui les familles d'une dizaine de jeunes filles tuées dans la région depuis les années 1980, connues sous le nom des "disparues de Saône-et-Loire".
M. Jardin, qui comparaît pour viol et meurtre jusqu'au 3 février, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.












