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Dans le Nord, des fêtes d'écoles annulées par mesure de sécurité

BFM A.S.
La cour de récréation d'une école primaire, à Paris, en octobre 2014. (photo d'illustration)

La cour de récréation d'une école primaire, à Paris, en octobre 2014. (photo d'illustration) - Thomas Samson - AFP

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Des écoles du nord de la France ont décidé d'annuler leurs fêtes de fin d'année par précaution, en raison de la menace terroriste et du manque de moyens de sécurité.

Des enfants privés de fêtes de fin d'année scolaire. Des écoles du nord de la France ont pris la décision d'annuler les kermesses prévues pour marquer la fin de l'année, à cause du risque terroriste et des mesures de sécurité que ce type d'événement implique, rapporte La Voix du Nord, ce dimanche.

Manque de moyens 

Compte tenu de la menace terroriste qui plane toujours sur la France, depuis les attentats de novembre, plusieurs directeurs d'école ont préféré prendre des mesures radicales, et plusieurs semaines à l'avance. En cause, le manque de moyens financiers et matériels, pour assurer la sécurité des enfants et de tous les participants.

"Notre inspecteur nous a rappelé les consignes de Vigipirate. On doit contrôler l’accès. Qui je mets à l’entrée? Des vigiles? Je n’ai pas les moyens. La police municipale? Elle ne pourra pas être partout. Les enseignants doivent gérer les élèves et les parents veulent voir leurs enfants danser. De plus, je ne m’estime pas habilité à faire ouvrir les sacs. C’est très compliqué à mettre en œuvre", explique ainsi le directeur de l'école Lamartine, à Tourcoing, cité par La Voix du Nord.

Et il n'est pas le seul à avoir renoncé à la tenue de la kermesse. Des décisions similaires ont été prises pour des écoles de Bavay, de Maubeuge ou encore de Billy-Berclau, explique le journal. Une déception, pour les associations de parents d'élèves, qui comptent sur ces kermesses pour recueillir l'argent servant à l'achat de matériel pédagogique, de livres ou encore de sorties, pour le reste de l'année.

"Aucune consigne collective" du rectorat

Du côté des instances officielles, aucun mot d'ordre n'a, pour l'heure, été donné. Du côté du ministère de l'Education nationale, on estime que la décision revient au directeur d'établissement.

Le rectorat de Lille indique quant à lui qu'"aucune consigne collective n'a été donnée aux directeurs d'école pour qu'ils annulent". Toutefois, les inspecteurs d'académie seront chargés de rappeler les consignes de sécurité du plan Vigipirate aux directeurs d'école, pour l'organisation des fêtes de fin d'année.