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Comparés à des soldats SS sur Facebook, les policiers demandent à Castaner de porter plainte

BFM E. P.
Capture d'écran du post sur la page Facebook «Insoumis France», supprimé depuis.

Capture d'écran du post sur la page Facebook «Insoumis France», supprimé depuis. - Capture d'écran de la page Facebook « Insoumis France ».

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Le photomontage a été partagé par une page Facebook "Insoumis France", qui n'a pas de véritable lien avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.

"Nous n'avons fait qu'obéir aux ordres." Cette phrase, inscrite sur un montage rassemblant une photo de policiers français et une image d'archive des soldats allemands Waffen-SS pendant la Seconde guerre mondiale, provoque la colère des force de l'ordre. Une fausse page Facebook "Insoumis France" l'a diffusée avant d'être supprimée lundi.

Partagée à la suite de l'acte IV du mouvement des gilets jaunes, le montage cible les CRS en tenue anti-émeute. Scandalisé, le Syndicat des commissaires de la police nationale, le SCSI-CFDT, a demandé au ministre de l'Intérieur de saisir le procureur de la République:

Usurpation d'identité

La page, qui rassemblait 87.000 abonnés, n'a pourtant aucun lien avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. La France insoumise a rapidement dénoncé une "usurpation d'identité" auprès de l'agence de presse Reuters:

"C'est clairement une usurpation d'identité. Il n'y a aucun lien avec nous. Cela arrive de manière assez régulière. C'est un gros problème, y compris pour la visibilité de LFI sur Facebook", a déclaré Antoine Léaument, responsable de la communication numérique de LFI.

Depuis, le même syndicat des commissaires de la police nationale, le SCSI-CFDT, a dénoncé un nouveau montage publié cette fois-ci par un compte Twitter se présentant comme "La CGT des salariés de l'information et de la communication", dans lequel il est insinué que les CRS sont violents envers les enfants:

"Jeunes dans la rue, humiliations, répressions, tirs de Flash-Ball… sont inacceptables. À ceux qui donnent les ordres tout comme les violences volontaires des forces de l'ordre, nous disons ça suffit !"