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Centrale nucléaire de Nogent : sursis pour 9 militants de Greenpeace

BFM M. B. avec AFP
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Ces neuf militants de Greenpeace étaient entrés par effraction à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube en 2011.

Les neuf militants de Greenpeace qui s'étaient introduits par effraction dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, en décembre 2011 ont été condamnés jeudi à 6 mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Reims.

"Violation de domicile et dégradations en réunion"

Le procureur avait requis le 20 septembre de 4 à 6 mois de prison avec sursis à l'encontre des six femmes et trois hommes, âgés de 22 à 60 ans, poursuivis pour "violation de domicile et locaux professionnels et dégradations en réunion".

Quatre d'entre eux, qui avaient refusé de se soumettre à des prélèvements ADN, ont été par ailleurs condamné à 800 euros d'amende.

Pourvois en cassation ?

"Ce sont des sanctions très lourdes et injustifiées au regard de la légitimité des faits qui ont permis de pointer les failles dans la sécurité des centrales nucléaires", a estimé Sophia Majnoni, porte-parole de Greenpeace.

"Alors que nous attendons toujours les résultats de l'audit sur les risques d'intrusion dans les centrales, demandé par le gouvernement de l'époque à la suite de notre action, les magistrats, eux, condamnent nos militants", a-t-elle regretté.

Selon l'association écologiste, les militants condamnés ont l'intention de se pourvoir en cassation.