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Bruno Cholet condamné à perpétuité pour meurtre

BFM La Rédaction avec agences
Croquis de Bruno Cholet et de la présidente Marie-Christine Plantin, en septembre 2008

Croquis de Bruno Cholet et de la présidente Marie-Christine Plantin, en septembre 2008 - -

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Le chauffeur de taxi clandestin et délinquant multirécidiviste Bruno Cholet a été condamné vendredi par la cour d'assises de Paris à la réclusion à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour le meurtre en 2008 d'une étudiante suédoise. Il a décidé de faire appel.

Le chauffeur de taxi clandestin et délinquant multirécidiviste Bruno Cholet a été condamné vendredi par la cour d'assises de Paris à la réclusion à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre en 2008 d'une jeune Suédoise.
Cette condamnation est conforme aux réquisitions prises jeudi par l'avocat général. Il s'agit de la peine maximale encourue par l'accusé, 55 ans, déjà condamné une dizaine de fois notamment pour trois viols. « Ne prenez pas le risque d'une nouvelle récidive ! », avait lancé le représentant du ministère public.
Bruno Cholet, n'a pas réagi à l'annonce du verdict, mais a dans la foulée décidé de faire appel de sa condamnation.

Des éléments matériels accablants

Les éléments matériels l'accablent, son ADN et celui de la victime ayant notamment été retrouvés sur l'arme du crime découverte dans son véhicule.
Mais dès son arrestation et tout au long de son procès, qui a duré deux semaines, il a accusé la police d'avoir fabriqué des preuves contre lui, niant catégoriquement avoir tué la jeune fille de 19 ans qui avait disparu après être montée dans un taxi à la sortie d'une boîte de nuit parisienne. « Je suis innocent, je n'ai jamais croisé votre fille et je ne l'ai pas tuée, je veux que vous repartiez avec cette certitude », avait-il encore déclaré vendredi matin aux parents et au frère de la victime.
Jolie jeune fille blonde, installée à Paris depuis l'été 2007 pour y apprendre le français à l'université, l'étudiante suédoise avait été retrouvée morte dans la forêt de Chantilly, dans l'Oise, les mains entravées dans le dos par des menottes.
Elle avait reçu quatre balles dans la tête et portait une autre blessure à la poitrine, vraisemblablement causée par une arme blanche. L'état de son corps, en partie carbonisé, n'avait pas permis d'établir si elle avait subi des violences sexuelles.