Bordeaux : ouverture du procès du « gourou » de Monflanquin

Le procès du "gourou" de Monflanquin s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. - -
Le procès dit des "reclus de Monflanquin" s'est ouvert ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Il s’agit du procès d'un abus de faiblesse présumé sur une riche famille d'aristocrates qui aurait duré neuf ans et permis à deux hommes de la délester de 4,5 millions d'euros.
De 2001 à 2009, onze membres d'une riche famille bordelaise, les de Védrines, auraient été manipulés et délestés de 4,5 millions d'euros par Thierry Tilly qui s'était fait passer pour un attaché d'une fondation québécoise à vocation humanitaire, puis pour un agent secret au service de l'Otan. Il leur aurait fait croire qu'ils étaient victimes d'un complot et se serait posé en proctecteur.
Poursuivis notamment pour "abus de faiblesse, séquestration avec libération volontaire avant le septième jour, violences sur personnes vulnérables" et "complicité et recel d'abus de faiblesse", Thierry Tilly, 48 ans, ainsi que Jacques Gonzalez, 65 ans, encourent respectivement dix et cinq ans de prison. Les deux hommes nient les faits qui leurs sont reprochés.
Exilés à Oxford
Thierry Tilly, un homme d'allure soignée décrit par l'accusation comme une sorte de "gourou" aurait poussé les onze membres de la famille à se cloîtrer dans leur propriété de Monflanquin dans le Lot-et-Garonne. Il aurait inventé un complot visant à les faire disparaître et les avait conduits à renouer avec une prétendue société secrète qui n'avait pour but que de leur soutirer de l'argent.
En 2007, une partie de la famille s'était exilée à Oxford en Angleterre pour rejoindre son "protecteur". C'est là qu'un an plus tard, Christine de Védrines aurait selon l'accusation été séquestrée durant une semaine avec l'aide des autres membres de la famille, sous influence. La victime est rentrée en France en 2009 et a dénoncé les sévices. Thierry Tilly a été arrêté et alors placé en détention.
Jacques Gonzalez, qui semblait avoir un ascendant sur Thierry Tilly, est soupçonné d'avoir reçu une partie des sommes. Absent à l’ouverture du procès, il devrait être entendu par la présidente Marie-Elisabeth Bancal en début de semaine prochaine.












