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Bordeaux: 25 ans pour un froid assassinat sans aveu

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Le dispositif des "travailleurs détachés" inquiète près des trois quarts des Français, selon un sondage BVA publié samedi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France et diffusé sur i-Télé.

Un garagiste lot-et-garonnais a été condamné vendredi à 25 ans de réclusion par la Cour d'assise de la Gironde pour un froid assassinat, cinq balles dans la tête, en raison d'une dette d'argent.

Stéphane Rouffiac, 47 ans, a toujours nié avoir commis ce crime et a toujours attribué sa responsabilité à des malfaiteurs issus du grand banditisme qui avaient un compte à régler avec la victime. Aux enquêteurs il disait n'avoir été qu'un simple intermédiaire.

Mais son complice, Jacques Perez, condamné à neuf ans de prison par le jury, avait reconnu après le meurtre avoir aidé à enfouir le corps de la victime dans un trou creusé avec une pelleteuse quelques jours plus tôt.

"La préméditation justifie ma demande de peine de réclusion à perpétuité", avait plaidé l'avocate générale estimant que "les mensonges et mise en scène" de l'accusé dispensaient d'une remise de peine.

La défense a plaidé la complicité, défendant la thèse selon laquelle l'accusé n'avait fait qu'attirer la victime, Thierry Franchetto, dans sa concession automobile à la demande d'un "inconnu" menaçant.

"On les a cherchés ces malfaiteurs qui appartiendraient à une bande organisée", a dit l'avocate générale, "mais il n'y a pas le commencement d'une preuve que ce qui est raconté est vrai. On ne retrouve à la fin que Messieurs Rouffiac et Perez".