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Antisémitisme: à l'approche du Nouvel an juif, Gérald Darmanin demande la fermeté aux parquets

BFM AV avec AFP
Le ministre de la Justice, Gerald Darmanin, le 29 juillet 2025 à Nanterre.

Le ministre de la Justice, Gerald Darmanin, le 29 juillet 2025 à Nanterre. - Thomas SAMSON © 2019 AFP

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Le ministre de la Justice démissionnaire réclame une fermeté pénale face aux actes et discours antisémites à l'approche du Nouvel an juif. Il a transmis une circulaire aux préfets à cet égard.

À l'approche du Nouvel an juif qui coïncide avec la reconnaissance par la France de l'Etat palestinien lundi, le ministre de la Justice démissionnaire Gérald Darmanin demande aux procureurs une "réponse pénale très ferme" aux actes et discours antisémites, dans une circulaire dont l'AFP a eu connaissance ce vendredi 19 septembre.

Dans ce document consulté par l'AFP, le garde des Sceaux demande que la "circonstance aggravante générale" soit retenue. Cette circonstance aggravante permet de relever le maximum de la peine d'emprisonnement encourue.

Des "enquêtes systématiques" demandées

Gérald Darmanin demande également aux procureurs d'ouvrir des "enquêtes systématiques" lorsqu'ils sont saisis par un élu ou un fonctionnaire d'un acte ou d'une prise de position antisémites, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale.

Cette circulaire est diffusée à l'approche de Roch Hachana, le Nouvel an juif, qui doit être célébré lundi. La France doit reconnaître ce même jour l'Etat palestinien, à l'assemblée générale des Nations unies à New York.

Les actes antisémites sont en nette progression en France depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza. Sur les six premiers mois de l'année 2025, 646 actes antisémites ont été recensés dans le pays, selon le ministère de l'Intérieur, soit une baisse de 27,5% par rapport au premier semestre de 2024, mais un bond de 112,5% sur la même période en 2023.

De son côté, le ministère de l'Intérieur a demandé aux préfets de s'opposer à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies et autres édifices publics lundi, faisant valoir dans un télégramme que le "principe de neutralité du service public" interdisait "de tels pavoisements".