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Affaire Grégory: auditionnée, Jacqueline Jacob "répond aux questions"

BFM Justine Chevalier avec Amélie Rosique
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La grand-tante de Grégory Villemin a réaffirmé son alibi pour le jour du meurtre devant la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon.

Entendue pour la première fois depuis sa mise en examen, Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory Villemin, coopère avec la justice et a répondu "à l'intégralité" des questions. "C'est serein, elle répond aux questions, elle confirme son alibi", a expliqué à BFMTV Me Frédéric Berna, l'avocat de la septuagénaire. Son audition par la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, Claire Barbier, a débuté à 14 heures et s'est achevé aux alentours de 17 heures.

"Les points les plus importants que je souhaitais aborder ont été abordés", a martelé Frédéric Berna, qui s'est dit "satisfait" de ce rendez-vous avec la justice, estimant qu'il devrait en avoir d'autres.

Jacqueline Jacob, 73 ans, et son époux ont été mis en examen en juin dernier pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" qui envoyaient des lettres anonymes de menaces aux parents du petit garçon, ils sont également suspectés d'être impliqués dans la mort du petit Grégory, retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984. Les époux ont été placés sous contrôle judiciaire, ont l'interdiction de communiquer entre eux et ont été éloignés de leur domicile des Vosges.

Levée du contrôle judiciaire

Pour la défense de Jacqueline Jacob, cette audience sur le fond doit permettre de prouver la véracité de l'alibi de sa client le jour du meurtre de l'enfant. La grand-tante de Grégory Villemin a "toujours indiqué à la justice" avoir été au travail "l'après-midi jusqu'à 21 heures" le jour de la mort de l'enfant, affirmait au début du mois d'octobre de son côté son précédent avocat, Me Alexandre Bouthier.

"Ce que nous martelons depuis des mois à savoir que Jacqueline Jacob a un alibi qui est inattaquable pour le jour des faits se concrétise (...), a insisté Me Frédéric Berna. Cet alibi, c'est le point essentiel de ce dossier (...). Ils (les époux Jacob, NDLR) sont au travail le 16 octobre 1984 de 14h30 à 21 heures. De 14h30 à 17 heures, ils sont à une réunion syndicale, c'est prouvé. De 17 heures à 21 heures, ils sont au travail, c'est prouvé aussi. A un moment, dans ce dossier, il va falloir se demander si on cherche la vérité ou des coupables."

L'avocat de Jacqueline Jacob compte profiter de ce rendez-vous devant la justice pour demander un allègement du contrôle judiciaire de sa cliente. Cette requête avait déjà été formulée à la fin du mois d'octobre, la défense estimant que si les époux avaient dû se concerter, ils auraient largement eu l'occasion en 33 ans. Cette levée partielle du contrôle judiciaire doit normalement être étudiée lundi. Me Frédéric Berna a déjà annoncé qu'il souhaitait un débat "public". "J'en ai assez que certains se permettent d'avancer des choses fausses", a conclu l'avocat.