La moitié des habitants de Mayotte sont des enfants. Beaucoup vivent dans des conditions indignes, dans les bidonvilles, par exemple, avec des accès à l’eau et à la nourriture limités, on l’a entendu dans les précédents épisodes de cette série. Mais il y a aussi les violences entre collégiens et lycéens qui s’affrontent entre communes, l’accès à l’école, 9.000 ne sont pas scolarisés d’après l’UNICEF. Et il y a le traumatisme, celui du cyclone Chido. Dans ce troisième épisode, nous suivons toujours la mission du Secours populaire qui se termine par une grande journée, le 13 décembre, veille de l’anniversaire de Chido pour ce qu’ils appellent une journée de vacances de ouf. L'objectif est de faire passer une journée joyeuse aux enfants et les faire se rencontrer entre les différentes communes parfois en conflit.
L'eau, les yaourts, la viande, tous les produits importés sont chers à Mayotte. Surtout depuis que Chido a emporté les cultures et les élevages de l'île. Dans les champs, les arbres repoussent petit à petit, mais ça prend du temps, surtout sans aide. En mer, les pêcheurs se sentent abandonnés, mais ils veulent relever le défi de l'autosuffisance alimentaire.
Un an après Chido, Mayotte se reconstruit petit à petit, mais l’eau manque. Elle est coupée plusieurs fois par semaine et n’est pas toujours potable. Dans les bangas de Mayotte, les habitants filtrent l’eau ou utilisent des pastilles apportées par les associations mahoraises.