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Gérard Miller psychanalyse Depardieu

Gérard Depardieu le 6 juin 2013

Gérard Depardieu le 6 juin 2013 - Valery Hache - AFP

Après avoir réalisé en 2013 le documentaire "DSK, L'homme qui voulait tout", le réalisateur s'intéresse - ce lundi soir sur France 3 - à la vie du comédien Gérard Depardieu, un homme à qui selon lui, "on n'a jamais rien interdit et qui ne s'est jamais rien interdit" non plus.

Après avoir réalisé en 2013 DSK, L'homme qui voulait tout – le documentaire aux 3,4 millions de téléspectateurs sur France 3 – Gérard Miller fait son retour sur la chaîne ce lundi 23 mars avec Gérard Depardieu, l'homme dont le père ne parlait pas.

A travers ce portrait, le réalisateur tente de comprendre l'attitude du comédien, et d'expliquer un certain nombre de réactions de ce dernier: "Progressivement, je me suis aperçu à quel point ce qui était présent dans les traits de son enfance - à savoir qu'il était un enfant sans aucun interdit, sans aucune culpabilité - se retrouve dans ses traits aujourd'hui. On ne lui a jamais rien interdit, il ne s'est jamais rien interdit et il continue", confie-t-il à TVMag - faisant notamment référence à son exil fiscal et à sa nouvelle citoyenneté russe.

"Toute sa vie, Gérard Depardieu s'est cherché des pères de substitution, des pères symboliques"

Un comportement que le réalisateur justifie en s'appuyant sur le père de Gérard Depardieu. Selon lui, la "clé" se trouve "du côté d'un père que Gérard Depardieu n'a jamais voulu dire défaillant et qui pourtant l'était. Toute sa vie, Gérard Depardieu s'est cherché des pères de substitution, des pères symboliques. Il les a cherchés du côté du meilleur: Jean-Laurent Cochet (son professeur d'art dramatique) ou Jean Carmet. Mais aussi du côté du pire: Poutine ou Kadyrov, le dictateur tchétchène.

C'est le fil conducteur: ce besoin permanent d'établir avec l'autre un rapport fils-père. C'est peut-être ce qui fait le drame de sa vie familiale, poursuit Gérard Miller. C'est qu'il n'a pas pu en revanche lui-même être père, en tout cas un père qui aurait pu préserver, par exemple, Guillaume, son fils, décédé le 13 octobre 2008.

Si Gérard Miller assure ne pas avoir rencontré le comédien pour préparer ce film, il reconnaît toutefois avoir tenté de le contacter par message: "Je lui ai envoyé un SMS lui proposant de lui expliquer le projet et il m'a fait savoir qu'il ne le souhaitait pas".