Roy Lichtenstein: le Pop art investit le Centre Pompidou

Avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein est l'autre grand maître du Pop Art, inspiré par l'imagerie de la société de consommation. - -
C’est l’autre grand maître du Pop Art américain. Si le nom de Roy Lichtenstein est moins familier que celui d’Andy Warhol, ses grands tableaux inspirés des bandes dessinées font partie de la culture populaire. Ses femmes en larmes ou pendues au téléphone ont fait le tour du monde, reprises par l’univers de la mode et du marketing.
"Lichtenstein est l'artiste qui transforme les BD en tableaux"
Dès le début des années 1960, les comics deviennent une source d’inspiration fondamentale pour l’artiste new-yorkais. Il découpe des images de bandes dessinées et les agrandit: c’est ainsi que naissent ses toiles XXL, couvertes de petits points noirs et de couleurs primaires, le tout délimité par un épais trait noir. Une explosion de formes et de coloris, à l’image du célèbre tableau "Whaam!" représentant un combat aérien.
"Pour le grand public, Lichtenstein est l'artiste qui transforme les BD en tableaux", souligne Camille Morineau, la commissaire de l'exposition. Mais en bon disciple du Pop Art, l’artiste joue aussi avec les codes de la société de consommation, en pleine effusion dans les années 60. Il pioche ses idées dans la publicité et les objets du quotidien, fasciné par la puissance de l’art commercial. Hot-dog géant, cahier d’écolier, filélectrique, et pneu deviennent les sujets de séries entières. Lui-même confiait travailler un style "aussi artificiel que possible".
Au-delà du Pop Art
L’exposition, qui dure jusqu’au 4 novembre, invite aussi à découvrir d’autres facettes de son travail. Les sculptures de l’artiste, ses estampes, sa réinterprétation des grands peintres du XXe siècle, et les tableaux de la fin de sa vie offrent un regard enrichi sur l’oeuvre de Roy Lichtenstein.
Au total, ce sont 140 oeuvres qui sont exposées. L'artiste américain étant peu présent dans les collections françaises, c'est le moment ou jamais, pour les admirateurs et les curieux, de plonger dans sa bulle.











