P. Diddy: Trump écarte la demande de grâce de l'ex-star du hip-hop

P. Diddy n'est pas prêt de sortir de prison. Dans un entretien au New York Times publié ce jeudi 8 janvier, le président américain Donald Trump a dit écarter la demande de grâce présentée par l'ex-magnat du hip-hop, qui purge dans le New Jersey, une peine de quatre ans et deux mois de prison pour violences sexuelles.
De son vrai nom Sean Combs, le chanteur et homme d'affaires a été condamné en octobre à 50 mois de prison pour transport de personnes à des fins de prostitution, ainsi qu'à 500.000 dollars d'amende. Ses avocats ont fait appel de cette peine et de sa condamnation intervenue en juillet, après deux mois de procès.
Les jurés d'un tribunal fédéral de New York ont rejeté les accusations les plus graves de trafic sexuel et d'association de malfaiteurs portées contre l'ancienne star, lui épargnant l'emprisonnement à perpétuité.
P. Diddy "m'a demandé de le gracier", a affirmé Donald Trump aux journalistes du New York Times qui l'interviewaient mercredi, précisant que cette demande avait été faite "par lettre". Il leur a demandé s'ils voulaient voir la lettre, mais ne la leur a pas montrée, et a dit ne pas envisager d'accéder à cette demande, sans expliquer pourquoi, rapporte le journal.
Demande de libération immédiate
Cet été, l'avocate de P. Diddy, Nicole Westmoreland, avait déjà fait savoir que le rappeur cherchait à obtenir une grâce présidentielle du président Donald Trump. "Nous avons eu des contacts et des conversations au sujet d'une grâce", avait-t-elle déclaré sur CNN.
À l'époque, le chef d'État américain avait indiqué qu'il était peu probable que la demande de la défense aboutisse, décrivant P. Diddy comme quelqu'un de "très malveillant" et critique à son encontre, lors d'une interview avec la chaîne Newsmax.
En 2020, le rappeur avait donné son soutien à Joe Biden dans la course à la Maison-Blanche. Plus tôt, en 2017, il avait indiqué "se foutre complètement de Donald Trump" au cours d'un entretien accordé au Daily Beast. Ajoutant: "les Noirs sont dans la même situation merdique. Les pitreries qui ont lieu à Washington ne sont pas ce qui nous préoccupe".
Le 25 décembre dernier, les avocats de l'ex-star du hip-hop avaient également demandé à une cour d'appel fédérale de New York d'ordonner sa libération immédiate, estimant que leur client avait été "traité sévèrement" par le juge fédéral ayant prononcé sa peine.
Le juge en question, Arun Subramanian, a assuré en octobre à l'issue du procès que ce sont les témoignages des plaignantes contre P. Diddy qui avaient déterminé la peine prononcée. Plusieurs femmes accusent l'ancien producteur de violences sexuelles, dont des viols, et de trafic sexuel.












