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Fabrice Luchini : "La gauche c'est l'optimisme, la droite c'est le pessimisme"

BFM Magali Rangin
Fabrice Luchini en mai 2022 aux Molières.

Fabrice Luchini en mai 2022 aux Molières. - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

Fabrice Luchini évoque dans les colonnes de Paris Match sa vision de la politique. L'acteur est à l'affiche mercredi d'Un homme heureux, aux côtés de Catherine Frot dans le rôle d'un homme trans.

Fabrice Luchini, en pleine promotion du film Un homme heureux, dans lequel il incarne un maire conservateur dans une petite ville de Bretagne dont la femme (Catherine Frot) fait son coming-out trans, se confie dans les colonnes de Paris Match ce mardi,

S'il explique ne pas avoir d'opinion sur la question, il explique faire partie d'une "génération déprimante et misérable qui adore la différence entre les hommes et les femmes". L'acteur évoque également pêle-mêle dans cet interview, Michel Sardou, dont il apprécie la "grande liberté de ton", Anne Hidalgo, mais aussi la réforme des retraites, son rapport à l'argent et les partis politiques. "Mon métier n'est pas de penser", prévient-il cependant.

"La gauche c'est l'optimisme, la droite c'est le pessimisme. Mais moi, ce que j'aime bien dans la droite, même si elle est arrogante et souvent mesquine, c'est qu'au moins elle ne te dit pas comment il faut vivre", estime ainsi Fabrice Luchini.

"La gauche est optimiste, elle croit en la nature humaine. Elle croit qu'un jour ils vont tous se prendre la main et qu'ils vont construire le socialisme et qu'y aura une égalité et un égalitarisme. La droite, elle n'a aucune ambition civilisationnelle, elle ne propose rien comme style de vie. Elle est arrogante, bête, médiocre, peu cultivée."

"Il est dans la bienveillance"

Evoquant le film Un homme heureux, au festival de l'Alpe d'Huez au micro de BFMTV, en janvier dernier, Fabrice Luchini soulignait le sujet "super strong" du film, la transidentité, et son traitement par le réalisateur Tristan Séguéla: "C'est un mec de gauche, le Tristan Séguéla, donc comme il est de gauche il est dans la bienveillance. Ca aurait été fait par un méchant de droite, il aurait été âpre, aigre", livrait-il.

"Il ne faut jamais être dans le profond. Il [Tristan Séguéla] a été superficiel, et en même temps il n'a pas eu de jugement par rapport à ce truc énorme, qui va traverser les années qui vont venir."