Soupçons d'attouchements dans une école de Neuilly-sur-Seine: un parent d'élève dénonce une omerta

"Il m'a dit 'papa elle est très méchante cette dame, elle ne doit pas revenir à l'école'". Après l'ouverture d'une enquête préliminaire le 8 janvier dernier par le parquet de Nanterre pour des faits d'attouchements présumés dans une école de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), un parent d'élève a accepté de témoigner sous couvert d'anonymat auprès de BFMTV. Son enfant a côtoyé l'enseignante accusée.
"Ils ont parlé d'un gel lubrifiant, de massages, d'hydratation... des choses qui ne devraient pas concerner des petits enfants. Et c'est maintenant qu'on se pose la question de savoir ce qu'il s'est passé, qu'est-ce qu'ils ont fait quand ils étaient chez elle", confie-t-il à notre antenne.
S'il s'interroge, c'est parce qu'il a vu son enfant changer de comportement. Celui qui était "débordant d'énergie" ne veut "plus se lever pour aller à l'école" ni "se coucher parce qu'il a une nouvelle phobie: le noir". Selon plusieurs témoignages, les actes auraient été commis lors du temps de sieste des enfants.
"On n'a pas de réponse"
Le parent d'élève dénonce par ailleurs une omerta autour de cette affaire. "Peu importe la porte à laquelle on tape, on n'a pas de réponse. Le maire se défend avec le temps de la justice. La directrice nous renvoie à l'académie. Et l'académie botte en touche en disant qu'ils n'ont pas à répondre aux parents qui ne sont pas concernés", déplore-t-il avant d'ajouter: "La problématique c'est que tous les parents qui ont un enfant qui a circulé dans cette classe souhaitent savoir ce qu'il s'est passé".
Trois plaintes ont été déposées auprès des services de police. Les investigations ont été confiées à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine.
L'ouverture de l'enquête a été décidée à la suite de la réception d'un signalement de l'Unité d'accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) de Clamart, rédigé sur la base des propos d'une jeune enfant âgée de trois ans. Au total, trois plaintes ont été déposées auprès des services de police.
Les investigations ont été confiées à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. Plusieurs parents d'élèves et la directrice ont été auditionnés. L'institutrice accusée s'est quant à elle mise en arrêt maladie.











