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RER B: la ponctualité s'est améliorée depuis le début de l'année, près de 89% des trains à l'heure

BFM Djena Tsimba avec Alixan Lavorel
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De janvier à septembre 2024, la ponctualité du RER B a connu une hausse de trois points par rapport à la même période l'an passé. Île-de-France Mobilités vise les 95% de trains à l'heure en 2035.

Un début de bonne nouvelle sur les rails franciliens. Entre janvier et septembre 2024, le RER B a frôlé les 89% de ponctualité, avec 88,7% de trains à l'heure en Île-de-France, soit une hausse de trois points par rapport à la même période l'année dernière.

Une belle avancée, encourageante pour cette ligne souvent décriée par les usagers et qui faisait office de mauvaise élève dans la région. D'autant que celle-ci est la deuxième plus fréquentée d'Île-de-France avec environ un million de visiteurs par jours.

Le RER B a souffert ces dernières années de rames vétustes, de problèmes d'exploitation ou encore du manque de coordination entre la RATP et la SNCF, qui se partagent l'exploitation de la ligne bleue.

95% de ponctualité visée en 2035

Afin de remédier à cette situation, Île-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports franciliens, avait lancé en octobre dernier un plan d'action d'urgence. Un an après, les résultats semblent au rendez-vous.

Île-de-France Mobilisés a notamment suspendu la rénovation des trains Mi84, permettant de libérer des rames pour leur exploitation sur la ligne. L'ensemble de la procédure en cas de malaise voyageur a aussi été revue au cours de l'année 2024, permettant aux trains de moins rester bloquer à quai. Autres améliorations: celle de la cyno-détection ou encore une meilleure coordination pour les travaux sur la ligne et une gouvernance plus solide entre les opérateurs.

Si les chiffres de la ponctualité sont en augmentation, IDFM souhaite poursuivre l'effort avec comme objectif les 95% de trains à l'heure d'ici à 2035 pour le RER B.

Pour y arriver, sa présidente Valérie Pécresse demande aux opérateurs d'éviter dans le futur les travaux mal planifiés, de "formaliser un protocole sur les performances du réseau" ou encore d'équiper les véhicules d'intervention des équipes de maintenance en gyrophares afin de réduire le délai d'intervention.