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RATP: la CGT appelle à la grève le jeudi 4 avril

BFM Martin Regley avec AFP , Journaliste
Sur un quai de métro gare Saint-Lazare à Paris le 7 janvier 2020 lors de la grève contre la réforme des retraites

Sur un quai de métro gare Saint-Lazare à Paris le 7 janvier 2020 lors de la grève contre la réforme des retraites - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

La CGT de la RATP a lancé un appel à la grève pour la journée du jeudi 4 avril prochain. Le principal syndicat réclame le versement des augmentations de salaires négociées avec la direction.

Une journée qui s'annonce compliquée dans les transports en commun en Île-de-France. La CGT de la RATP appelle à la grève pour la journée du jeudi 4 avril prochain pour réclamer le versement dès les prochains mois d'augmentations de salaires négociées avec la direction.

Premier syndicat du groupe, la CGT n'avait pas signé l'augmentation de 100 euros brut mensuels proposée par la direction en février, et demande dans un communiqué jeudi un "retour à la table des négociations".

"Malgré le plan média de la Direction, sur les fameux +100 euros+ par mois d'augmentation de salaire à la RATP, les agents n'en verront la couleur, en réalité, qu'après Noël", fustige le syndicat dans un communiqué. "Cet argent, les agents RATP en ont besoin maintenant!", ajoute-t-il.

Une hausse de 1.300 sur une année de salaire

L'augmentation proposée par la RATP dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) pour 2024 représente une hausse moyenne de 4,2% pour tous les salariés du périmètre historique de la RATP en Ile-de-France, soit 1.300 euros sur une année de salaire, selon le groupe public.

Cette mesure équivalente à 15 points d'indice se décline en deux temps avec une première augmentation au 1er juin suivie d'une autre le 1er décembre.

La CGT revendiquait de son côté une augmentation salariale de 50 points d'indice "pour tous" et une indexation des salaires sur l'inflation, ainsi que des négociations pour passer à 32 heures de travail hebdomadaire.

Parallèlement, les syndicats Unsa et FO ont suspendu mi-mars leur participation aux négociations concernant les JO et d'autres sujets comme la prise en compte des malaises voyageurs ou la pénibilité au travail, accentuant un peu plus la pression sur la direction à l'approche de la compétition.

Un préavis de sept mois déposé en janvier dernier

Le 29 janvier dernier, ces derniers avaient déjà déposé un préavis de grève qui courait du 5 février jusqu'au 9 septembre, indiquait le syndicat dans une lettre envoyée à Jean Castex, président et directeur général de la RATP.

Ce préavis avait été déposé "au constat de désaccord du lundi 29 janvier 2024, relatif à l’alarme sociale déposée le mardi 23 janvier 2024, sur le thème des mesures salariales 2024 insuffisantes", précisait le syndicat dans son courrier.