Paris: près de 2000 contraventions pour les bus de touristes depuis le début de l'année

Leur présence divise. Les bus de touristes sont de plus en plus nombreux dans la capitale en cette période estivale: entre 500 et 600 sillonnent les rues chaque jour d'après les chiffres de la mairie de Paris. Au grand dam des commerçants et des riverains.
"On a des bus qui stationnent et le problème c'est que la clientèle ne nous voit pas. Nous, on ne voit pas ce qui se passe sur le trottoir d'en face. Ça nous gâche le jour. Ça fait des nuisances sonores, ça klaxonne dès 10h du matin, ce qui est plutôt insupportable", dénonce une serveuse du 18e arrondissement au micro de BFM Paris Île-de-France.
"On reste 1 heure, 2 heures à tourner en rond"
Même combat du côté du Champ-de-Mars. "Un parc qui n'a pas vocation à être traversé de manière continue par des véhicules de ce gabarit. Ni servir de stationnement", dénonce Bernard Seydoux, vice-président des Amis du Champ-de-Mars.
Ces bus sont également dans le viseur de la ville de Paris qui multiplie les contrôles depuis le début de l'année. 1456 contraventions avaient été dressées en 2022 contre déjà 1931 pour le premier semestre de 2023. Une situation que déplore les chauffeurs qui dénoncent le manque de places de stationnement.
"Parfois on reste une heure, deux heures à tourner en rond, à trouver une place. Avant, on avait un parking à la rue Maubeuge mais là, il est fermé à cause de travaux", regrette Elmir au micro de BFM Paris Île-de-France.
Les chauffeurs demandent "une politique d'accueil"
Pour la Fédération nationale des transports de voyageurs, la mairie de Paris doit permettre aux chauffeurs de travailler dans de bonnes conditions, surtout que ces autocars sont essentiels pour que le tourisme puisse vivre dans la capitale.
"Nous appelons à la mise en place de mesures d'une politique tarifaire, d'une politique d'accueil des conducteurs, d'une politique d'information sur les stationnements disponibles en temps réel", détaille Jean-Sébastien Barrault, président de la Fédération nationale des transports de voyageurs.
Les chauffeurs mal garé risquent une amende de 135 euros.











