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Opéra de Paris: nouvelle grève pour dénoncer le sous-effectif

BFM M.Fu avec AFP
Les membres de l'opéra de Paris fait la grève sur le parvis. (Illustration)

Les membres de l'opéra de Paris fait la grève sur le parvis. (Illustration) - Ludovic Marin - AFP

Le préavis de grève déposé par le syndicat Sud Spectacle, jusqu'au 31 décembre, a pour but de dénoncer la réduction du nombre de postes à l'Opéra de Paris.

Les salariés de l'Opéra de Paris ont entamé un mouvement de grève, ce jeudi 19 décembre, à l'appel de Sud Spectacle, qui dénonce des services "exsangues" en raison d'un sous-effectif, entraînant l'annulation de deux représentations.

"En raison d'un mouvement de grève suivi par une partie du personnel de l'Opéra de Paris, la représentation de l'opéra Rigoletto le 19 décembre 2024 à 19h30 à l'Opéra Bastille est annulée", peut-on lire sur le site de l'Opéra de Paris. La représentation de "Play" à 20h00 à Garnier, fermé aux visiteurs toute la journée, est également concernée.

Préavis de grève jusqu'au 31 décembre

Sud Spectacle, à l'origine du préavis de grève déposé jusqu'au 31 décembre, dénonce la réduction du nombre de postes, une politique qui "met l'opéra à genoux", selon Régis Cochennec, du syndicat maison Sud Spectacle.

L'Opéra de Paris est soumis à un plafond d'emploi, voté par le Parlement, passé de plus de 1.600 postes il y a 10 ans à 1.484 aujourd'hui, selon le syndicaliste.

Mais l'Opéra ne compte que 1.459 emplois et 15 équivalents temps plein doivent encore être perdus dans les deux prochaines années, pointe-t-il, évoquant un "sous plafond d'emplois organisé".

"Nous demandons au moins de respecter le plafond d'emploi", explique M. Cochennec, se félicitant que "de nombreux services se soient mobilisés que ce soit à la technique, à l'administratif ou certains artistes".

Burn-out, accidents...

Les grévistes réclament également "le comblement de tous les postes vacants depuis 2022", selon le préavis de grève, consulté par une journaliste de l'AFP.

"Les différents services sont complètement exsangues", décrit M. Cochennec, et "les arrêts maladie pour burn-out, les problèmes de sécurité, les accidents sont de plus en plus nombreux".

Des négociations ont été entamées avec la direction ce jour et la suite du mouvement doit être décidé par les salariés demain matin, lors de l'Assemblée générale, à 8 heures.

La semaine dernière, un mouvement de grève des danseurs, portant cette fois sur une rémunération du temps de préparation avant les spectacles jugée insuffisante, avait entraîné l'annulation de plusieurs représentations.