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Municipales 2026 à Paris: Rémi Féraud esquisse les grandes lignes de sa campagne et tacle Dati et LFI

BFM Mathias Fleury
Rémi Féraud en décembre 2024.

Rémi Féraud en décembre 2024. - Dimitar DILKOFF / AFP

Le sénateur socialiste Rémi Féraud a évoqué son programme pour les élections municipales 2026 à Paris dans un entretien. Il exclut d'emblée une alliance avec LFI et estime que Rachida Dati "est surcotée".

Rémi Féraud lance sa campagne et distribue ses premiers tacles. Le candidat à la primaire socialiste pour la mairie de Paris a esquissé les premières lignes de son programme lors d'un entretien accordé au Point et publié ce samedi 12 avril.

Premier point évoqué: l'accès au logement, le "nerf de la guerre" pour le sénateur socialiste, notamment concernant les familles les plus précaires. "Notre politique de logement social est nécessaire mais ne suffit plus. Il faut plus de régulation du logement privé", estime Rémi Féraud.

Un "prolongement" de l'action d'Anne Hidalgo?

Concernant les meublés touristiques, il propose d'"abaisser le plafond maximal de location des résidences principales à 50 jours". L'ancien maire d'arrondissement veut axer sa politique sociale sur "les familles monoparentales" et "le handicap et l'accessibilité de la ville".

S'il se défend d'être un "héritier" d'Anne Hidalgo, Rémi Féraud construit un programme de "prolongement" vis-à-vis de l'action de l'édile socialiste. Il entend ainsi poursuivre "la limitation de la circulation automobile" dans la capitale, en étendant la zone à trafic limité "si ça fonctionne dans les quatre premiers arrondissements".

Si Rémi Féraud est élu, la réduction de la place de la voiture s'accompagnera d'une végétalisation accrue de la ville. "Une voiture en moins, un arbre en plus", résume-t-il au Point.

Rachida Dati "est surcotée"

Le sénateur souhaite une alliance de la gauche allant des "communistes" à "Place publique", le mouvement de Raphaël Glucksmann, et proposera aux écologistes une candidature commune "dès le premier tour".

Il exclut cependant une alliance avec LFI, qu'il accuse de "complaisance avec l'antisémitisme" et "d'indulgence avec l'apologie du terrorisme".

Questionné sur un récent sondage, qui le crédite de 20% des intentions de vote, loin derrière Rachida Dati (35%), Rémi Féraud rétorque que la ministre de la Culture "est surcotée".

Le représentant du PS aux municipales parisienne sera officiellement élu par les militants le 30 juin prochain. En plus de Rémi Féraud, le député Emmanuel Grégoire et Marion Waller, ancienne membre du cabinet d'Anne Hidalgo, sont candidats.