Mort d'une femme à Paris: la victime a été étranglée, le policier toujours activement recherché

Un policier, connu pour violences conjugales, est toujours activement recherché ce dimanche après la découverte du corps de sa compagne sans vie dans un appartement à Paris.
Le parquet annonce que la victime a été étranglée. L'autopsie qui s'est déroulée hier après-midi a permis de confirmer la piste criminelle. Les constatations médicales réalisées à cette occasion sont compatibles avec un décès de cette femme par strangulation.
Samedi, le parquet avait annoncé que le suspect était connu pour des faits précédents de violences conjugales, au préjudice d’une autre victime.
Le suspect "avait sollicité l'intervention de la police pour un différend avec sa compagne qui se serait montrée violente avec lui. Il présentait un visage tuméfié", selon une source policière.
Il avait fait l'objet d'une alternative aux poursuites pour des faits de violences conjugales commis en 2019 au préjudice d'une autre victime. Son obligation consistait à accomplir un stage de sensibilisation au danger des violences conjugales. Stage que l’homme désormais recherché a effectué.
Le suspect a son arme de service avec lui
Selon nos informations, l'homme a son arme de service avec lui.
À la suite du "signalement d'un policier n'ayant pas pris son service au Blanc-Mesnil, des policiers se sont rendus vendredi dans un appartement du 19e arrondissement", dans le nord-est de la capitale, a indiqué une source. Si un équipage a été envoyé, c'est sur demande du commissaire, qui savait cet agent "fragile", selon nos informations.
Sur place, les policiers tapent à la porte. Sans réponse, ils l'enfoncent. À l'intérieur, ils découvrent, dans la salle de bain, le corps sans vie de la compagne du policier.
La ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes Elisabeth Moreno s'est refusée sur BFMTV à parler de "féminicide" à ce stade, rappelant qu'une enquête est en cours.
"On est en train de tout faire pour retrouver cet homme qui est dangereux parce qu'il ne faut jamais sous-estimer la dangerosité des auteurs de violences conjugales", a-t-elle ajouté.
Mais le collectif féministe #Noustoutes interpelle le Président et la ministre déléguée Elisabeth Moreno sur les réseaux sociaux. "Cela aurait pu être évité" écrit l’organisation.











