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Essonne : 18 ans de prison requis contre le meurtrier présumé de Lilibelle poignardée lors d’une rixe

BFM J.Be
Statue représentant la balance de la Justice.

Statue représentant la balance de la Justice. - Damien Meyer - AFP

Ce jeudi 30 janvier, l’avocat général a demandé 18 ans de prison ferme contre l’auteur présumé du coup de couteau qui a entraîné la mort de l’adolescente de 14 ans, à Saint-Chéron (Essonne), en février 2021. Le verdict de la cour d’assises est attendu ce vendredi.

L'avocat général d'Evry a requis ce jeudi 30 janvier, 18 ans de prison ferme contre l'homme accusé d'avoir tué en 2021 Lilibelle, 14 ans, lors d'une rixe, a appris l'Agence France Presse (AFP) auprès des avocats de la défense et de la famille de la victime.

Jugé pour avoir poignardé mortellement l'adolescente, l'accusé, âgé de 16 ans au moment des faits, comparaît depuis lundi devant la cour d'assises des mineurs de l'Essonne.Le procès se tient à huis clos.

Dans l'après-midi du 22 février 2021, l'accusé se rend à Saint-Chéron avec cinq jeunes pour en découdre avec d'autres adolescents. Une rixe éclate alors entre ces six jeunes garçons âgés de 14 à 18 ans, originaires de Dourdan, à une dizaine de kilomètres à l'ouest, et des adolescents du coin. Lilibelle, qui tentait de s'interposer, reçoit un coup de couteau au bas du ventre. Elle meurt dans la soirée d'une hémorragie interne.

Le verdict attendu ce vendredi

Renvoyé en juin 2023 devant la cour d'assises des mineurs de l'Essonne, l'accusé, âgé aujourd'hui de 20 ans, comparaît seul pour meurtre d'un mineur de moins 15 ans. Selon l'ordonnance de renvoi qu'a pu consulter l'AFP, il a d'abord qualifié le coup de couteau de "geste involontaire" avant d'en reconnaître "le caractère volontaire".

Il a aussi été renvoyé, comme les cinq autres participants à la rixe, devant le tribunal pour enfants pour violences aggravées et participation à un groupement en vue de commettre des violences. Ces cinq jeunes seront également jugés pour non-assistance à personne en danger.

La rivalité entre ces jeunes de Dourdan et de Saint-Chéron remontait à l'été 2020, "sur fond de messages, d'insultes et de provocations sur les réseaux sociaux", avait indiqué la procureure de la République d'Evry au moment des faits. Le verdict est attendu ce vendredi 31 janvier.