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Législatives: le Rassemblement national confirme sa percée en Seine-et-Marne

BFM Milan Argelas, Bettina de Guglielmo avec Laurène Rocheteau
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Le RN a gagné du terrain ce dimanche 30 juin, en arrivant en tête dans sept des onze circonscriptions de Seine-et-Marne. Malgré tout, certains territoires historiquement ancrés à gauche semblent résister à la vague bleu marine.

Un territoire qui penche désormais vers l'extrême-droite. Pour ce premier tour des élections législatives anticipées dimanche 30 juin, le Rassemblement national est arrivé en tête dans sept des onze circonscriptions de Seine-et-Marne. À titre de comparaison, aux législatives de 2022, le parti d'extrême-droite n'était arrivé en tête que dans deux circonscriptions.

Une avancée depuis dix ans

Une percée du Rassemblement national qui se confirme depuis les élections européennes du 9 juin dernier, où la liste portée par Jordan Bardella avait remporté 33,71% des suffrages. Mais il s'agit surtout là d'un chemin qui se trace depuis plus d'une dizaine d'années.

Aux élections européennes de 2014 et 2019, le RN arrivait déjà en tête en Seine-et-Marne, mais son avance sur les autres candidats était minime. En 2019, le RN ne l'avait emporté que de quatre points sur la candidate macroniste Nathalie Loiseau. Cette année, il distançait de près de 20 points la candidate insoumise Manon Aubry, arrivée en deuxième position.

Une avancée de l'extrême-droite particulièrement visible lors de ces élections législatives dans la 4e circonscription de Seine-et-Marne, territoire historiquement acquis aux Républicains, mais qui pourrait la semaine prochaine voir la droite perdre la circonscription pour la première fois depuis 1958, et ce au profit du Rassemblement national.

Le candidat RN, Julien Limongi, y est arrivé en tête avec 47,64% des voix, face à la députée sortante LR Isabelle Périgault, qui a remporté 28,01% des suffrages. Arrivé en troisième position avec 20,9%, le candidat du Nouveau Front populaire Mathieu Garnier a d'ores et déjà annoncé son désistement au second tour, dans l'espoir de voir ses voix reportées en faveur de la candidate opposée au RN.

Plus de 40% des suffrages

Dans la 2e circonscription, c'est une autre candidate RN qui arrive en tête, Ivanka Dimitrova (35,1%), suivie du ministre déléguée à la Santé et à la prévention, Frédéric Valletoux (33,7%), et de la candidate LFI, Nour Benaissa (23,7%). Le candidat RN, Davy Brun, remporte 38,1% des suffrages devant Jean-Louis Thieriot (LR) avec 31,7% des voix, puis Laura Vallée-Hans de La France Insoumise (28,4%) dans la 3e circonscription.

Dans la 7e circonscription, la candidate RN Agnès Laffite arrive en tête (35,7%). Elle est suivie par la candidate LFI Ersilia Soudais (32,8%). Le candidat RN Morgann Vanacker est arrivé en tête avec 35,5% des voix, dans la 9e circonscription. Il est suivi par la candidate PS Céline Thiebault-Martinez qui récolte 29,6% des voix et de la candidate Renaissance Michèle Peyron qui obtient 21,6% des voix.

Dans deux circonscriptions, le RN a encore fait de meilleurs résultats. Dans la 5e circonscription, le candidat RN, Philippe Fontana, arrive largement en tête (41,8%) devant le ministre délégué au Commerce, Franck Riester (31,4%), suivi de LFI (24,5%). Dans la 6e circonscription, la candidate RN Béatrice Roullaud remporte 40,8% des voix. La candidate LFI, Amal Bentounsi, arrive deuxième avec 30,2 % des voix et Régis Sarazin (LR), arrive 3e avec 26,7% des voix.

Certains territoires toujours à gauche

Arrivé en tête à Provins, le candidat RN Julien Limongi a souligné une hausse de participation de "+15, +20%" par rapport aux élections européennes, prouvant selon lui une "réserve importante chez les abstentionnistes" pour le Rassemblement national.

Toutefois, certains territoires de Seine-et-Marne restent indéniablement de gauche. Dans la 11e circonscription, où le RN n'avait présenté de candidat, le député socialiste sortant Olivier Faure a été réélu dès le premier tour sous l'étiquette du Nouveau front populaire, avec 53,42% des voix.

Les quatre circonscriptions de Seine-et-Marne où le RN n'est pas arrivé en tête de ce premier tour mettent d'ailleurs en avant des candidats de la gauche, et plus particulièrement du Nouveau front populaire.

Arnaud Saint-Martin est ainsi arrivé en tête dans la 1ere circonscription, avec 33,31% des voix face à Théo Michel (32,95%), l'un des deux candidats de Seine-et-Marne issu de l'alliance LR-RN. Dans la 8e circonscription, Arnaud Bonnet (NFP) est arrivé en tête du premier tour avec 36,29% des voix, là où la candidate RN Manon Mougères n'est arrivée qu'en troisième position, avec 27,97% des suffrages.

Enfin, dans la 10e circonscription, le candidat NFP Maxime Laisney prend une certaine avance pour le second tour avec 43,94%, devant la candidate RN Pryscilla Bach, avec 22,64% des suffrages.