La Poste : appel à la grève et à manifester mardi à Paris

Les syndicats CGT, FO et SUD-PTT des Hauts-de-Seine appellent les facteurs d'Île-de-France à la grève ce mardi et à manifester (Loïc Venance - AFP) - -
Les syndicats CGT, FO et SUD-PTT des Hauts-de-Seine appellent les facteurs d'Île-de-France à la grève ce mardi et à une manifestation. Le cortège partira d'Issy-les-Moulineaux pour rejoindre le siège national de La Poste, à Paris. Des "délégations de postiers des régions sont également attendues", ont précisé les syndicats.
Une "dégradation continue des conditions de travail"
Dans le viseur des syndicats ? Une "dégradation continue des conditions de travail". Selon eux, la situation se serait même aggravée avec la crise sanitaires. Lors du premier confinement, La Poste avait nettement réduit ses services avant de procéder à de multiples réorganisations pour reprendre progressivement son activité. Des changements réalisés au détriment des postiers. Si certains avaient exercé leur droit de retrait, d'autres plus "précaires" ont "continué d'assurer leurs missions parfois sans protection, comme au début de la crise". Pourtant, La Poste avait été contrainte par voie de justice d'établir une évaluation détaillée des risques sanitaires.
"Pour 'remercier' le personnel de cet engagement, La Poste décide d'appliquer la politique de la terre brûlée", dénoncent les syndicats. Dans leur texte, ils évoquent "la sécabilité à outrance" (un facteur pour deux tournées, sans allongement du temps de travail journalier), "la mutualisation dans certains services", la "destruction du statut de titulaire" au profit de "contrats précaires". Autant de mesures qui, assurent-ils, ont impacté "la santé physique et mentale du personnel" dans un climat social "anxiogène" et "de mépris".
Le "non-respect" des règles et des "délais"
Les trois syndicats dénoncent également le "non-respect" des règles et notamment des "délais" concernant la convocation des instances représentatives du personnel, qu'ils ont décidé de "boycotter".
En vue de leur mobilisation, les syndicats CGT, FO et SUD-PTT des Hauts-de-Seine avancent plusieurs revendications dont la "suspension de tous les projets dits de réorganisation qui suppriment des emplois, des repos et des tournées jusqu'à la fin de la crise sanitaire", "l'arrêt immédiat du management agressif et humiliant" ainsi que de la "loyauté dans les négociations" d'entreprise.











