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L'AP-HP visée par une enquête du parquet de Paris pour non-assistance à une patiente

BFM Maxime Cliet Ruzza avec Amaury Tremblay avec AFP
Le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à Paris

Le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à Paris - OLIVIER LABAN-MATTEI © 2019 AFP

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris visant l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) après une plainte pour non-assistance à personne en danger.

L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) est visée par une enquête ouverte par le parquet de Paris, a appris BFM Paris Île-de-France, confirmant une information du Parisien et de l'AFP.

Une plainte avait été déposée le 5 décembre 2023 contre l'AP-HP pour non-assistance à personne en danger. La mère d'une patiente avait reproché à l'institution d'avoir failli à protéger sa fille d'un autre patient qu'elle accuse de viol, selon des faits révélés par RMC.

L'AP-HP assure avoir pris des mesures

Cette plainte a abouti à "une procédure sous la direction de la section santé publique du parquet de Paris", a indiqué le ministère public à l'AFP. L'AP-HP assure de son côté avoir, à la suite de ces soupçons de viol au sein de l'hôpital gériatrique Sainte-Périne, "échangé" avec la mère et pris "des mesures de précaution".

La direction de l'établissement n'a "pas signalé cet événement tragique à la justice, alors qu'elle avait l'obligation légale de le faire", a déploré l'avocat de la famille, Me Alexandre Lobry, cité par l'AFP.

L'AP-HP conteste de son côté cette version et assure qu'à la suite des soupçons de viol, "la mère de la patiente a été reçue à plusieurs reprises" et "invitée à déposer plainte".

"Les mesures de précaution prises dans la foulée pour la sécurité de la patiente ont aussi fait l'objet d'échanges avec sa mère, qui a notamment écarté une proposition de transfert de sa fille dans un autre service", poursuit l'AP-HP. L'idée d'un signalement a "bien été acté(e)" mais il "n'a pas été transmis en raison du dépôt de plainte".

Une autre plainte déposée

Le 24 octobre, la mère décide de déposer une première plainte, consultée par l'AFP, pour viol sur personne vulnérable. Dans celle-ci, elle fait part de son sentiment que le chef de service a cherché à la faire "compatir" au sujet du suspect, lui répétant qu'il était "malade" et pourrait en cas d'exclusion se retrouver "à la rue".

Une enquête est confiée à la police judiciaire, pour des "gestes de nature sexuelle subis au sein de l'hôpital", a confirmé ce vendredi le parquet.

L'objectif est de "préciser la matérialité et la qualification" de ces "gestes", a indiqué le ministère public, mais le suspect n'a pas encore été entendu "en raison de son état psychiatrique". "Inconnu des services", il est "lui-même interné en psychiatrie depuis de nombreuses années".

La mère assure avoir "continué de croiser" le suspect lorsqu'elle rendait visite à la fille. "Il est toujours au même étage qu'elle", a-t-elle déploré début décembre lors de son dépôt de plainte pour non-assistance à personne en danger par personne morale.