Alfortville: les plafonds d'un lycée menacent de s'effondrer, les professeurs exercent leur droit de retrait

Plafonds qui s'écroulent, infiltrations d'eau... À Alfortville, dans le Val-de-Marne, les professeurs du lycée Maximilien Perret exercent leur droit de retrait depuis lundi 29 janvier. Ils dénoncent les conditions d’enseignement et d’accueil pour les élèves à cause de la vétusté des locaux.
"Ce lycée a été livré avec des malfaçons dès le départ. Avec les années, le problème s'est amplifié", explique Françoise Cahen, au micro de BFM Paris Ile-de-France, professeur de lettres dans l'établissement depuis son ouverture, en 1997.
Elle indique que "des plaques de faux plafonds se sont de plus en plus effondrées". Même chose avec la moisissure.
Déjà une alerte en 2021
"C'est censé être un espace d'éducation quand même. Au final, c'est tout cassé. Ça ne donne pas envie d'aller au lycée", note Mathis, élève en BTS. Lola, élève de première, continue d'aller en cours. "Si le toit doit me tomber dessus, il me tombera dessus... Mais je ne pense pas quand même", espère la jeune fille.
En 2021, les enseignants avaient déjà alerté la région sur la dangerosité des locaux. Mais les travaux promis par la région sur le toit n’ont jamais été effectués en totalité. Sur les réseaux sociaux circulent des photos d'un même couloir datant de 2021 et de 2024, montrant que rien n'a changé.
"Je pense que les élèves savent que nous ne sommes pas responsables de cela mais je pense que nous serons responsables si nous ne faisons rien", fait remarquer Morgan Lanoë, professeur de lettres modernes au lycée. L'enseignant prévient que le droit de retrait "peut s'installer si nous n'obtenons pas de réponses de la région".
Bientôt des travaux?
Contactée par BFM Paris Ile-de-France, la région affirme avoir été alertée. Parmi les actions à long terme envisagées: le remplacement des toitures. "Un marché sera lancé d'ici quelques semaines. La région envisage d'investir environ 1,5 million d'euros au total pour ces travaux de couverture de charpente", peut-on lire dans le communiqué.
Selon les enseignants, des conseillers techniques avaient déjà été consultés en 2022, estimant les travaux à cinq millions d'euros. Une réunion extraordinaire doit avoir lieu dans quelques jours.











