Mayotte: la situation sanitaire se dégrade encore à cause du manque d'eau potable
L'hôpital de Mamoudzou (Mayotte) le 6 janvier 2025. - Julien de Rosa
La crise sanitaire se poursuit sur l'archipel. Plus d'un mois après le passage Chido, Mayotte continue de faire face à un afflux important de patients. Et la tempête tropicale Dikeledi n'a pas amélioré la situation puisqu'elle a contraint les équipes sur place à démonter l'hôpital de campagne ESCRIM et le dispensaire.
"Au centre hospitalier de Mayotte (CHM), près de 5 000 passages aux urgences ont été rapportés du 14 décembre 2024 au 12 janvier 2025", souligne Santé publique France dans un bulletin épidémiologique en date du 15 janvier et publié ce vendredi.
"Plus de la moitié des recours enregistrés sur le temps de présence de la réserve sanitaire étaient en lien avec des plaies et traumatismes et des signes digestifs", précise encore le bulletin.
"Hausse des passages pour troubles digestifs"
Au cours de la deuxième semaine de l'année (du 6 au 12 janvier) Santé publique France relève en effet, bien que ne disposant pas de données pour les 8 et 9 janvier, "une tendance à la hausse de la part des passages pour troubles digestifs a été observée".
En outre, la plupart des recours aux centres médicaux de référence et centres associés restaient, sur la même période, en lien avec des plaies et traumatismes et des signes digestifs, selon l'organisme de santé publique.
Santé publique France alerte enfin sur le risque de maladies hydriques (typhoïde, choléra, gastro-entérites à Rotavirus), de leptospirose, ainsi que d’infections respiratoires en raison de la destruction des infrastructures et de l'accès à l'eau potable qui reste encore limité.












