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Manche: la préfecture confirme la présence d'un loup

BFM Normandie Gabriel Joly
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La préfécture de la Manche rapporte ce lundi qu'un canidé a été observé dans le secteur entre le 20 et le 24 janvier, alors que 23 ovins ont été attaqués sur la même période.

Les services de la préfecture de la Manche alertent ce lundi 3 février sur la "présence probable" d'un loup dans le secteur. L’Office Français de la Biodiversité (OFB) a confirmé qu'un individu avait été observé et pris en photo dans la baie du Mont-Saint-Michel, à Marcilly, lors de la nuit du 20 au 21 janvier.

Transmis par un particulier à l'OFB, "ce cliché a permis de mettre en évidence les critères morphologiques de l’espèce loup gris", peut-on lire dans le communiqué de la préfecture. "Une photo prise le 24 janvier au matin sur la commune des Loges-Marchis a mené aux mêmes conclusions".

Lors de cette même nuit du 20 au 21 janvier, trois attaques sur des ovins ont été recensées dans le secteur, respectivement à Marcilly, au Mesnil-Ozenne et à Céaux. Selon le constat de l'OFB, 16 brebis et agneaux ont été blessés tandis que sept agneaux ont été tués (trois par morsures et quatre par hypothermie).

"Le premier réflexe à avoir pour les éleveurs, c'est de surveiller beaucoup ses animaux et les rentrer tous les soirs. Lorsqu'ils sont répartis en plusieurs parcelles loin de la maison ou de la ferme, mieux vaut les regrouper le plus près possible des bâtiments pour les sécuriser", explique Stéphanie Maubé, maire de Lessay et référente loup dans la Manche, à BFM Normandie.

Une cellule de veille départementale loup se réunira début mars pour faire le point sur ces attaques. "Un régime d’indemnisation a été mis en place afin de compenser les pertes subies par les éleveurs", prévient également la préfecture.

Des effaroucheurs en cas d'urgence

"L’arrêté préfectoral du 10 janvier 2024 définissant les deux cercles de prédation ouvrant droit à des aides pour la protection des troupeaux sera réactivé pour 2025", annonce la préfecture, se référant au Plan National Loup.

Celui-ci organise des mesures, dont l'établissement de trois différentes zones, pour prévenir et gérer les attaques, ainsi que le soutien à l’élevage en cas d'incident.

"Les cercles 2 et 3 prévoient des financements d’aides pour la protection des troupeaux, comme un financement à 80 % pour l’acquisition de chiens de protection ou à 100 % pour l’accompagnement technique de ces chiens", illustre le communiqué.

Pour l'heure, toutes les communes de la Manche sont en cercle 3, à l’exception de 45 communes qui sont au niveau plus élevé du cercle 2. Des "effaroucheurs" sont par ailleurs susceptibles d’être prêtés aux éleveurs en cas d'urgence. Pour rappel, le loup est une espèce protégée en France.