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Pourquoi ce 1er mars marque le début du printemps météorologique

BFM Robin Verner , Journaliste BFMTV
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Selon le calendrier 2023, il faudra attendre le 20 mars prochain pour entrer dans le printemps. Mais les météorologues y sont déjà, ce mercredi marquant le début du printemps météorologique. BFMTV.com vous explique ce hiatus de trois semaines.

Les météorologues et le commun des mortels n'ont décidément pas les mêmes valeurs. Les mêmes valeurs saisonnières en tout cas. Ainsi, tandis que l'équinoxe du printemps attendra le 20 mars 2023 dans l'hémisphère nord - date à laquelle le soleil sera pile à l'aplomb de l'équateur nous réservant 12 heures de jour environ, comme le précise ici Géo -, le printemps météorologique commence officiellement ce mercredi.

Deux critères

Cet écart de trois semaines s'explique par une différence dans les critères retenus. Les équinoxes (d'automne comme de printemps) et les solstices (d'hiver comme d'été) sont définis par la luminosité. Après avoir rappelé les douze heures de jour entraînées par la traversée du plan équatorial par le soleil au printemps, on observe encore que le 21 juin (ou le 20, le cas échéant) bénéficie de l'ensoleillement le plus long de l'année, et qu'au 21 ou 22 décembre la lumière est la plus brève.

Les météorologues s'attachent quant à eux aux températures pour circonscrire les saisons, découpées en périodes de trois mois. Or, plusieurs semaines séparent équinoxes et solstices des pics de chaleur ou des minimales. Il faut y voir ici la conséquence de l'inertie thermique: l'océan et l'atmosphère absorbent un temps la chaleur et le froid avant de le relâcher à la surface de la terre.

C'est pourquoi c'est généralement à la mi-juillet qu'on transpire le plus, et à la mi-janvier qu'on n'en finit plus de grelotter. Deux horizons qui sont donc vus comme le mitan de leurs saisons respectives.

La logique du printemps

La même logique prévaut en ce qui concerne le printemps. Le printemps s'acheminant tout droit vers la touffeur de l'été, il ne connaît pourtant ni pic ni déclin des températures. Mais ce 1er mars marque tout de même une rupture.

"On entre vraiment dans une autre saison, on n'est plus du tout dans le cœur de l'hiver. Entre les normales de saison de janvier, et la première décade de mars, il y a au moins 5 à 6°C d'écart", précise Marc Hay, journaliste météo de BFMTV .

"Au nord, on va avoir 7°C l'après-midi en janvier, dès la fin février-début mars on sera à 12°C", explique-t-il.

Du moins en principe: car quiconque est sorti de chez lui ces derniers jours a pu mesurer que l'Hexagone naviguait en ce moment bien en deçà des normales. Pour les retrouver, il faudra sans doute patienter jusqu'à la deuxième semaine de mars. Il n'y a, après tout, plus qu'une poignée de jours à affronter.