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Les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées

BFM A. K. avec AFP
Le pont Long Bien, sur les bords du fleuve Rouge à Hanoï, au Vietnam.

Le pont Long Bien, sur les bords du fleuve Rouge à Hanoï, au Vietnam. - AFP

Les années 2015, 2016 et 2017 sont les plus chaudes jamais enregistrées.

Le réchauffement climatique s'accélère à un rythme exceptionnel, selon l'ONU: ces trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées. 

"Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017, qui s'inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l'augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre, sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées", a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l'ONU.

Sous l'effet d'un puissant Nino (phénomène connu pour pousser à la hausse la moyenne mondiale des températures qui vient tous les trois à sept ans affecter températures, courants et précipitations), 2016 se trouve en tête de liste avec 1,2°C de plus qu'à l'époque préindustrielle (1880-1900), alors que 2017 décroche le record de l'année sans Nino la plus chaude jamais constatée.

D'après les dernières données, l'OMM a constaté que la température moyenne à la surface du globe en 2017 et 2015 dépassait de quelque 1,1 °C celle de l'époque préindustrielle. 

Le réchauffement particulièrement marqué dans l'Arctique

Les experts indiquent qu'il est quasiment impossible de départager ces deux années car la différence de température est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d'erreur statistique. 

"Il est bien plus important d'examiner l'évolution à long terme de la température, qui accuse une tendance à la hausse, que d'opérer un classement entre les différentes années", a jugé toutefois le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas. "17 des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle, et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l'Arctique, ce qui aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau de la mer et les régimes météorologiques dans d'autres régions du monde", a-t-il relevé.