Comment se protéger du froid?

Pour se protéger du froid, mieux vaut protéger ses extrémités et manger équilibré (photo d'illustration). - Scott Olson - AFP
Le thermomètre est au plus bas depuis ce week-end, et les températures devraient atteindre jusqu'à -10 degrés lundi et mardi dans le nord et l'est du pays. Une vague de froid qui peut mettre en danger les plus vulnérables, nourrissons et personnes âgées en tête. Quelques astuces de bon sens pour éviter de prendre des risques.
Prendre conseil auprès de son médecin ou de son pharmacien
Consulter un professionnel de la santé peut se révéler utile pour les personnes fragiles et leur entourage. Froid, vent glacé et neige peuvent en effet être dommageables pour la santé. Le grand froid peut entraîner une aggravation de maladies préexistantes, en particulier de maladies cardiovasculaires et respiratoires (bronchite chronique, asthme...). En provoquant hypothermies et gelures, les grands froids peuvent augmenter la mortalité. Sans oublier les risques d'intoxication au monoxyde de carbone en présence de chauffages défectueux.
Superposer les couches
Bien se couvrir est évidemment important. Mieux vaut superposer plusieurs couches fines, plutôt que de se contenter d'un seul gros pull: la couche d'air entre chaque vêtement joue le rôle d'isolant. A éviter: les vêtements serrés qui coupent la circulation sanguine. Les choisir amples, avec une couche extérieure imperméable au vent et à l'eau, et privilégier les matières synthétiques (polaire, goretex…) plutôt que le coton ou la laine.
Protéger ses extrémités
Gants, moufles, bonnet, chapka, chaussettes… Pour se prémunir contre les engelures et préserver ses extrémités (mains, pieds) qui refroidissent plus vite, il faut bien s'équiper. Se couvrir la tête est aussi essentiel, puisque c'est dans cette partie du corps que peut se produire jusqu'à 30% de perte de chaleur. Il convient aussi d'adopter des chaussures à semelles antidérapantes pour éviter de glisser.
Faire attention à certains médicaments
Certains médicaments contre la tension et l'angine de poitrine peuvent altérer les mécanismes de lutte contre le froid, met en garde l'Agence du médicament. Des médicaments pour traiter les troubles mentaux, comme les neuroleptiques, peuvent aussi dérégler le mécanisme corporel de régulation de température. D'autres médicaments peuvent aggraver les effets du froid en altérant notre vigilance. Mais dans la plupart des cas, un médicament bien utilisé ne représente pas à lui tout seul un risque.
Redoubler de vigilance avec les nourrissons et les personnes âgées
Les très jeunes enfants (0 à 2 ans) ou les personnes âgées sont vulnérables au froid, les premiers parce qu'ils perdent leur chaleur corporelle plus facilement que les adultes, et les seconds en raison d'un métabolisme ralenti, d'une moindre activité physique, et d'une alimentation ou hydratation insuffisantes. Il faut donc être attentif. On risque également de supporter encore plus mal le froid lorsqu'on souffre d'une ou plusieurs maladies: troubles cardiaques ou respiratoires (y compris l'asthme), hypothyroïdie, maladies neuropsychiatriques, infections respiratoires.. Les épidémies hivernales (grippe, gastro-entérite favorisant la déshydratation...) et l'alcoolisation peuvent aggraver la situation.
Adopter une alimentation équilibrée











