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Marseille: Kamel Meziani, figure du narco-banditisme, mis en examen et écroué pour assassinats

BFM Marseille L.C avec AFP
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Kamel Meziani, 37 ans, est soupçonné d'être impliqué dans la mort de deux hommes de 25 et 26 ans le 22 août dans la cité marseillaise de la Marine bleue, a indiqué ce mardi la procureure de Marseille.

Kamel Meziani, figure du narco-banditisme marseillais et soupçonné d'être impliqué dans un règlement de comptes, fin août à Marseille, a été mis en examen notamment pour "assassinats en bande organisée" et écroué, a annoncé mardi le parquet de Marseille.

Le suspect, arrêté le 31 août, est également mis en examen pour "destruction par incendie" et "recel de vol" en bande organisée, "détention d'armes" et enfin "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes en bande organisée", a précisé la procureure de Marseille Dominique Laurens dans un communiqué.

Kamel Meziani, 37 ans, est soupçonné d'être impliqué dans la mort de deux hommes de 25 et 26 ans le 22 août dans la cité marseillaise de la Marine bleue (14e arrondissement), avait indiqué Dominique Laurens lors d'un point presse vendredi.

Soupçonné d'être le patron du réseau de trafic de drogue à la cité des Oliviers

Selon une source proche de l'enquête, est soupçonné d'être l'un des patrons d'un important réseau de trafic de drogue à Marseille, celui de la cité des Oliviers (13e arrondissement).

Il avait été condamné en janvier, en son absence, à 30 ans de réclusion criminelle pour la mort de jeunes hommes dans un autre règlement de compte en 2016. Il était soupçonné dans cette affaire d'avoir fourni les armes à deux de ses lieutenants. Il a été également condamné à 14 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants en récidive.

Dans le sillage de son arrestation, cinq autres personnes avaient été arrêtées à Marseille et en région parisienne. Deux d'entre elles ont été présentées à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen pour "destruction par incendie", "recel de vol en bande organisée", "détention d'armes" et "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes en bande organisée". Elles ont également été écrouées.

Déjà 15 morts dans des règlements de compte en 2021

Depuis le début de l'année, 15 personnes sont mortes dans des règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants dans les Bouches-du-Rhône, selon le patron de la police judiciaire Eric Arella.

L'été a été marqué par un accès de violence sur fond de concurrence sur les "points de deal" dans certains quartiers.

Les trafics de drogue génèrent des sommes considérables, jusqu'à 80.000 euros par jour dans la cité des Oliviers, attisant les convoitises et des guerres de territoires.