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"Lutter contre le sentiment d'insécurité": Martine Vassal souhaite armer les agents de la RTM

BFM Marseille Francesco Carvelli, avec Juliette Moreau Alvarez
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La présidente de la métropole Aix-Marseille Provence a évoqué le souhait d'armer les agents du groupe d’assistance et de protection de la RTM pour mieux lutter contre les incivilités.

Il a été lancé il y a trois ans de manière expérimentale, il est aujourd'hui renforcé. Le groupe d’assistance et de protection de la RTM, aussi appelé GAP, est chargé de lutter contre la fraude et de combattre les incivilités dans les transports en commun du réseau marseillais.

La présidente de la métropole Aix-Marseille Provence, Martine Vassal, a annoncé vouloir désormais armer les agents. Des armes non-létales de catégorie B ou D sont évoquées, notamment des bombes lacrymogènes ou encore une matraque.

"Nous voulons lutter contre le sentiment d'insécurité, et nous voulons surtout mettre nos agents en sécurité", explique Martine Vassal.

La raison: après deux ans de test, le GAP note des obstacles pour remplir ses missions dans certaines situations, notamment le soir. Difficile d'épauler les agents de la RTM sans avoir les mêmes moyens qu'eux, ont-ils fait remonter.

"Il faut un cavalier législatif"

Aujourd'hui se cantonnant à leur rôle de prévention, leur présence dans les transports en commun marseillais prendrait ainsi une tout autre dimension.

"La RATP peut le faire, donc il n'y a pas de raison que notre opérateur ne puisse pas le faire. On demande exactement la même chose", note la présidente de la métropole.

Pour cela, une nouvelle loi doit entrer en vigueur afin de fixer un cadre réglementaire. "Il faut un cavalier législatif mais j'ai tout à fait confiance en le ministre des Transports et le ministre de l'Intérieur pour pouvoir faire évoluer la loi et qu'ils puissent être armés, faire des contrôles d'identités, et enregistrer les éventuelles altercations qu'ils puissent avoir", ajoute Martine Vassal.

L'élue espère que cette loi arrive le plus rapidement possible. Initialement composé de 49 personnes à son lancement, l'effectif du GAP va doubler d'ici la fin de l'année afin d'atteindre 99 agents. En 2024, 6.700 infractions ont été comptabilisées sur l'ensemble du réseau de transports marseillais.